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Full text of "La survivance (1964-10-07)"

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La couverture intérieure du ra 


Kennedy pressentaït-il sa fin? 


Washington. — Le 22 novembre, 
1965, quelques heures avant son assas- 
sinat, le président Kennedy a lui- 
même évoquer la possibilité d’un tel 
drame, et dans des circonstances éton- 
namment proches de ce qui allait tra- 
giquement devenir réalité 

Le rapport de la commission prési- 
dentielle d'enquête sur ce crime dirigé 
par le juge Earl Warren, président de 
Ja Cour suprême des Etats-Unis, men- 
tionne une partie du témoignage de 
l'adjoint présidentiel Kenneth O’Don- 
nell ayant trait à la matinée du jour 
tragique qui a commencé à Fort Worth 
où le président venait de prononcer 
un important discours. 


“D'après O’Donnell”, relate le rap- 
port Warren, “avant de quitter l'hôtel, 


le président fit remarquer que si n’im- 
porte qui voulait réellement tirer sur 
le président des Etats-Unis ce m'était 


»» 


pas très difficile’. 


“T1 Suffisait de trouver un bâtiment 
élevé, un jour et d’avoir un fusil équi- 
pé d'un télescope. Il n'y avait rien que 
n'importe qui puisse faire pour se dé- 
fendre contre une telle tentative.” 

“La conversation terminée, le pré- 
sident se prépara à partir pour Dallas”. 

Il est intéressant de noter, par sur- 
croît, que les propos présidentiels rap- 
portés par M. O’Donnell tendent à 
exonérer les services policiers de pro- 
tection du chef d’Etat dont les défi- 
ciences, à l’occasion de l'assassinat de 
M. Kennedy, font l'objet de critiques 
sévères du rapport Warren. 


Dieu est absent! 


Dans la page qu'il appelle ‘Journal 
of dissent’ The Edmonton Journal nous 
sert parfois deux ou trois lettres bien 
présentées, avec une belle mise en pa- 
ge. Ce qu'elles peuvent être dangereu- 
ses ces ‘letters to the editor’! 


Une de ces lettres, le 29 septembre, 
avait un titre plus qu’alléchant: ‘La 
loi de la limitation des naissances: une 
poignée qui dicte à la majorité” Cet 
article fait allusion à ce qui s'est passé 
à la Chambre des Communes, lorsque 
des députés catholiques ont tué dans 
Jocuf un bill touchant la refonte du 
code pénal, visant à permettre la pro- 
pagande et Ja pratique de limitation 
des naïssances sous à peu près toutes 
les formes. 


Cette lettre révèle bien la mentalité 
de notre époque qui veut ignorer Dieu 
complètement, et donc la loi naturelle 
aussi, Comment nos catholiques peu- 
vent-ils se débattre ou répondre à des 
expressions comme celles-ci, émises 
par cette dame: “Notre loi actuelle 
perpétue la fausseté qui veut que l'ap- 
pétit sexuel n'aie qu'un moyen d’ex- 
pression, soit la procréation. . . une 
loi qui est une intrusion dans la sainteté 
de nos maisons (comme on se joue des 
mois) . . . les lois doivent protéger et 
conserver les libertés personnelles (li- 
berté de pécher et d’agir contre la loi 
naturelle?}) et non les diminuer . . . 
notre loi archaïque avilit une fonction 
naturelle qui est belle, normale et puis- 
sante, et en fait une chose vulgaire, 
honteuse, laide et sale, à moins qu'elle 
ne soit relevée par la procréation d’en- 
fants . . . Limitation des naissances, 
prévention des naissances, espacer les 
naissances, tout cela est une affaire 
purement personnelle (donc Dieu n’a 
tien à dire là-dedans) et n'a pas sa 
place dans le code criminel. . . ? 


Combien de nos catholiques peuvent 
déceler la fausseté ou la demi-vérité 
de ces affirmations?’ Combien pour- 
raient parler tout haut contre ce lan- 
gage? 


artiste invitée 


Mlle Cécile Vallée est en ville, pré- 
parant avec nos talents locaux l'opéra 
Rigoletto de Verdi. 

Tous les franco-albertains connais- 
sent Mlle Vallée qui nous fait honneur 
depuis tant d'années: enfant de Bonny- 
ville, étudiante à l'Académie Assomp- 
tion , . . et elle donna plusieurs con- 
certs à Edmonton, elle était la vedette 
dans un autre opéra préparé par Jean 
Létourneau. 


C'est vendredi et samedi de Ja se- 
maine prochaine, les 16 et 17 octobre 
prochains, que nous pourrons l'en- 
tendre à l'Auditorium du Jubilé. Les 
deux autres vedettes sont également 
canadiens-français, Napoléon Bisson et 
Pierre Duval. C’est.un régal artistique 
à ne pas manquer. 


, 


les quotidiens américains 
et les élections 
Aux Etats-Unis, 250 quotidiens ap- 
puient Goldwater, et 243 soutiennent 
Johnson. Mais les journaux en fa- 
veur de ce dernier ont un bien plus 


gros tirage. 


L’A.E.B. À. 


La réunion annuelle de 


L'Association des Educateurs Bilingues 
de l'Alberta 
aura lieu à 
‘Auditorium du Jubilé, Edmonton 
samedi, le 10 octobre 1964, 
de 9 a.m. à 4.30 pm. 


Thème: Responsabilités du professeur 
| bilingue 


Conférencier: M. Richard Joly de l'Université de 
Sherbrooke, président de l'Association de 
l'Education du Québec. 


1 ur" are d pport de la Commission Warren sur l'assassinat du 
regretté président américain porte la photo de feu John F. Kennedy. 
296,000 mots conclut que l'assassinat n’est pas le 
international, que l'assassinat de Oswald par Ruby 
plus, que la police de Dallas a m i 
de la presse et de la radio-télévis 


Le rapport de 


ait d’un complot ni national ni 
a y n'est pas affaire de complot non 
anqué de protection surtout en admettant les hommes 
ion pour le transfer du criminel Oswald. 


En bref 


L'A.C.F.A. a noté 
pour Vous . .. 


L’A.C.F.A. désire souhaiter un heu- 
reux anniversaire de naissance aux 
membres de la Sécurité Famüäliale dont 
les noms suivent: 

M. Lucien Bédard, Edmonton. 

Mlle Céline Belzile, Edmonton. 

M. Daniel Boisvert, St-Albert. 

M. Evangéliste Couture, Edmonton. 
M. Lyle W. Dierkhising, Bonnyville. 
Dr Arthur Richard Laventure, Spirit 

River. 

Soeur Ruth Wirachowski, s.c.e., 

Vegreville, 

M. Léo J. Amyotte, Thérien. 
M. Jean St-Arnaud, Girouxville. 
M. Valère Grenier, St-Isidore via 

Peace River. 

Mme Fleur-Ange B. Primeau, Edm. 
M. Paul-Henri Valiquette, McLennan. 
M. Marcel R. Fagnan, Edmonton. 

M. Michel Denis Gouin, Lafond. 

M. Richard E. Kieser, Morinville. 
M. Roland C. Lapointe, Donnelly. 
M. Charles E. Magnan, Beaumont. 
M. Robert Montpetit, Legal. 


conférencier de renom 


Mardi, le 20 octobre, M. Séraphin 
Marion donnera une conférence à l’au- 
ditorium de lAcadémie Assomption, 
sur nos raisons d'espérer. 

M. Marion est délégué par le Con- 
seil de Vic française pour faire une 
tournée à travers les principaux centres 
de J'Ouest canadien. Littérateur et 
historien, il est également conférencier 
très recherché et toujours apprécié. 

Bienvenue à M. Marion qui passera 
quelques jours dans notre capitale pro- 
vinciale. 


Concile 


Le Cardinal Léger y apporte des 
précisions qui sont très appréciées des 
Pères conciliaires; 

+ + L 

on permet aux catholiques de rece- 
voir certains sacrements chez des Or- 
thodoxes, mais pas chez les anglicans 


ni chez les protestants; 
+ + # 


on étudie comment le laicat peut 
aider l’Église autrement que par la 
prière et l'argent. 


d'Edmonton: 


“I’Académie de Médecine d'Edmonton recommande 
la fluoridation à l’unanimité. Nous reconnaissons notre res- 
ponsabilité vis-à-vis la santé de toute la population d Edmon- 
ton, y compris nos propres familles. Voilà pourquoi votre 
! devoir de voter “Oiu” pour la fluorida- 
tion. Nous vous encourageons à en faire autant.” 


._ Dr W.C. MacKenzie, doyen de la Faculté de Médecine à 


médecin se fera un 


l'Université de l'Alberta: 


“Jia profession médicale est convaincue qu'une fluori- 
dation bien contrôlée de nos réserves d’eau est un excellent 
moyen préventif pour la conservation de la santé. Elle ré- 
duit la carie de 60% chez les dents permanentes des enfants 
et ne fait aucun tort à la santé de toute la population. 


Dr D. Wilson, professeur à la Faculté de Médecine de 


l'Université de l'Alberta. 


“Depuis quelques années, jai eu l’occasion de faire de 
la recherche sur la fluoridation contrôlée des réserves d’eau 
et aucun effet nuisible à la santé n’a été noté dans aucun 
cas. Il est reconnu qu’elle prévient grandement la carie 
dentaire. Voilà pourquoi je n’hésite pas à recommander 
la fluoridation des réserves d’eau d’Edmonton. 


Dr C. Harrison, professeur en chirurgie à l'Université de 


l'Alberta: : 


“La fluoridation ne peut pas nuire à notre santé, en au- 
eun cas. Elle réduira simplement la carie dentaire chez vos 


enfants et petits-enfants.” 


(Inséré par le Collège des Médecins d'Edmonton) 


Pour la fluoridation, votez: 0 UE 


L'Académie de Médecine d’Edmonton, représentant les 
médecins d’Edmonton, a approuvé à l’unanimité la fluorida- 
tion contrôlée des réserves d’eau d'Edmonton dans l'intérêt 
de la santé publique. Voici quelques exposés des principaux 
membres de cette profession. 


Dr S. Kling, président de l'Académie de Médecine 


£a Survivance 


Organe officiel des Associations françaises de l'Alberta et de la Colombie 


| «A@WT7 
VOLUME XXXI# 


EDMONTON, ALBERTA 


(A.C.F.A. 


Le Québec et la Confédération 


Pas d'isolationnisme 


Montréal. -— Lors d'un discours 
prononcé au Club Canadien de Mont- 
réal, M. Jean Lesage, Premier minis- 
tre de la province, a exprimé d’abord 
l'opinion que plusieurs Canadiens s’ef- 
forcent avec beaucoup d’honnëteté et 
de franchise de déterminer le carac- 
tère du Canada de demain. De notre 
part, ‘nous sommes bien décidés à faire 
notre part pour bien répartir les res- 
ponsabilités de chacun dans le présent 
dialogue canadien, dont nous sommes 


#2 


tous participants bon gré mal gré, 
dit-il, 

Faisant l’histoire de la Confédéra- 
tion, M. Lesage disait: “Au moment 
de la naissance de la Confédération, il 
y à 100 ans, nos prédécesseurs eurent 
le souci d'établir des liens véritables 
entre les Canadiens d'expression fran- 
çaise et les Canadiens d'expression 
anglaise. Aujourd’hui, nous nous ren- 
dons bien compte, ct c'est ce qui 
importe, que la Confédération n'aurait 
pas été possible sans le désir profond 
et sincère de créer un cadre juridique 
à l'intérieur duquel les deux groupes 
linguistiques pourraient vivre en har- 
monie et dans de respect mutuel l’un 
de l'autre: un cadre permettant tout 
autant une action commune en cer- 
tains domaines qu'un programme au- 
tonome dans d’autres.” 


Mais deux grandes expériences sur- 
vinrent qui allaient briser l'harmonie 
de notre existence politique et consti- 
tutionelle: ja dépression économique 
des années “30 suivie et terminée par 
la guerre et la période d’après-guerre. 


Ces deux périodes suscitèrent de vastes 


programmes d'action du gouverne! 
ment fédéral. 


L'économie des provinces changeait 
en même temps que les pouvoirs du 
gouvernement fédéral s'étaient accrus. 

“Au Québec, ces problèmes, ces 
tendances nouvelles, furent particuli- 
èrement marquées. Elles prirent un 


Parlons donc “ 


Le Québec a une population de quel- 
que 5,500,000 habitants, Canadiens 
français à 80%. Tout de même, il n'y 
a que quelques milliers qui parlent 
‘séparatisme’, et ce sont eux qui font 
les manchettes des journaux et les 
grandes lignes de la radio-télé. Avec 
la présente visite royale au Québec, 
c'est une belle occasion pour es sépa- 
ratistes de faire de la publicité, de faire 
parler d'eux, et ïil réussissent mer- 
veilleusement bien avec la presse non- 
québécoise. 


différents séparatistes 


Pour aider les gens de l'Ouest à 
comprendre un peu le mouvement sé- 
paratiste, voici quelques indications. 

Le RIN (Le rassemblement pour 
l'indépendance nationale) est né en 
1960, il compte peut-être 7,000 ad- 
hérents. Ce mouvement a commencé 
par vouloir créer une mentalité chez 
les Québécois, pour leur faire désirer 
graduellement leur indépendance po- 
litique. Pierre Bourgeault, journaliste 
de Montréal, en est le chef présente- 
ment. Celui-ci affirme qu’il n’a rien 
contre la reine qui est ‘un simple ins- 
trument entre les mains des vrais cou- 
pables, Pearson et Lesage’. 


caractère un peu spécial, car elles 
provoquèrent des changements sociaux 
et culturels profonds qui modifièrent 
la structure de toute Ja société qué- 
bécoise, Une nouvelle génération de 
Canadiens français, pleins de confiance 
dans leurs nouvelles connaissances 
techniques aussi bien dans le domaine 
des sciences que dans celui des affaires 
cherchèrent l'occasion de mettre leur 
compétence à l'oeuvre et de réformer 
la communauté québécoise dans son 
ensemble.” 
Nouvelles tendances 

Selon M. Lesage, deux tendances 
nouvelles s'affirment au Québec. “Qué- 
bec maintenait l'opinion qu'il fallait 
laisser aux provinces la solution des 
problèmes qu’elles seules pouvaient 
résoudre efficacement, Ces problèmes 
étaient Ja conséquence normale de 
notre réévaluation de la place que le 
Québec moderne devrait occuper dans 
la Confédération canadienne et de 
notre conception de l’évolution sou- 
haïitable d'imprimer à notre pays”. 

“1 se produit aussi une deuxième 
révolution tranquille. Il s’agit de la 
réforme sociale profonde de notre so- 
ciété canadienne-française où sont dé- 
sormais respectées de nouvelles normes 
dans la fonction publique, où l'on re- 
cherche une nouvelle qualité dans nos 
entreprises intellectuelles et artistiques 
et où l’on donne à nos initiatives d’ordre 
économique un dynamisme inconnu 
jusqu’à maintenant”. 

Notant “une meilleure compréhen- 
sion de notre point de vue” de la 
part du gouvernement fédéral, M. Le- 
sage faisait remarquer que le Québec 
et les autres provinces avaient réussi, 
par voie de négotiations, à obtenir 
des sources de revenus plus étendus. 
Ïl a fait remarquer aussi que le gou- 
vernement fédéral était également 
prêt à accepter le principe de l’option 
en vertu duquel “il nous sera possible 
de nous retirer d’un bon nombre de 


séparatisme” 


Craignant les tendances révolution- 
naires et violentes qui se manifestaient 
dans le RIN, 14 de ses membres les 
plus éminents en sont sortis ces der- 
nières semaines pour fonder le RN 
(Le regroupement national) le docteur 
Jutras, de Victoriaville en est le chef. 
Ce mouvement se propose de présen- 
ter des candidats dans les 95 comtés 
aux prochaines élections provinciales. 
Ainsi, il s'affiche comme un parti poli- 
tique. 

L'ancien président du RIN, Je fa- 
meux Marcel Chaput qui sest im- 
posé deux longs jeûnes pour se faire 
de la propagande et recueillir de l’ar- 
gent pour ses activités, a fini par fon- 
der son propre groupe, le PRQ (Le par- 
ti républicain du Québec). C'est lui, 
le misérable, qui a été le premier à 
dire que la Reine s’exposait à de mau- 
vais traitements si elle s'aventurait à 
venir au Québec, 

Puis, il y a le Front républicain 
pour l'indépendance (FRI), le Front 
de libération québécois (FLQ) qui a 
fait le plus parler de lui par ses actes 
de sabotage et de terrorisme (les bombes 
de Montréal), l'Armée de libération du 
Québec (ALOQ) qui a volé des armes 
à deux dépots de l’armée canadienne, 
l'Armée révolutionnaire du Québec, 
: (ARQ) qui, en août dernier, voulut dé- 
valiser un magasin d‘ammunition à 
Montréal, avec deux morts, comme ré- 
sultat. 


Le Front de libération du Québec 
a un petit journal passablement aga- 
çant, “La cognée”, un autre groupe 
publie “Parti-pris” 
Et nous voici avec une litanie de 
noms qui ne sont pas de tout repos: 
RIN — Le rassemblement pour lin- 
dépendance 

: RN — Le regroupement national 

PRQ — Le parti républicain du Qué- 
bec 

FRI — Le front républicain pour l’in- 
dépendance 

FLQ —- Le front de libérations qué- 
bécois 


— F.C.F.C.) 


MERCREDI LE 7 OCTOBRE 1964 


déclare Jean Lesage 


programmes conjoints moyennant com- 
pensation fiscale”. 1] en déduit que 
“nous sommes en train de nous ache- 
miner vers une situation de fait qui, 
sans être parfaite, représentera tout 
de même un progrès considérable par 
rapport à Ja situation antéricure.” 
Pas d'isolationnisme 

“Notre action politique ne vise pas 
à nous isoler des autres provinces du 
pays”, a fait remarquer Je Premier mi- 
nistre. 

Malgré Yopposition à J'isolationnis- 
me il y à “au moins deux revendica- 
tions que font un très grand nombre 
de Canadiens français au sujet de notre 
Confédération. 


“Le premier est un statut pour les 
Canadiens de Jangne française égale 
en tous égards à celui des Canadiens 
de langue anglaise”, ajoutait M. Le- 
sage. 

Ceci signifie dans un avenir immédi- 
at: le français comme langue en usage 
dans l'administration fédérale et Je 
français comme langue enseignée pour 
les minorités françaises en dchors du 
Québec. 

“La deuxième revendication est une 
ingénicuse décentralisation des pou- 
voirs, des ressources et de l'autorité 
dans notre système fédératif”, 

Puis, M. Lesage a exprimé opinion 
que le Québec croyait en “l'harmonie 
au moyen de la consultation et de la 
discussion entre égaux, et non par 
l'uniformité imposée par un gouver- 
nement central tout-puissant.” 

“Je me considère comme obligé de 
chercher des solutions radicales, peut- 
être, mais je crois que nous nc résou- 
drons pas nos problèmes en cherchant 
des solutions qui peuvent nous diviscr 
ct à une époque où d’autres font par- 
tout des cfforts pour trouver des rai- 
sons de nous unir: raisons d'ordre é- 
conomique, politique et sonvent sim- 
plement humain,” conclut M. Lesage. 


“Je rappelle 
dans l'autre langue 
du Canada 
l'initiative 

de M. Cartier... 


C'est en ces mots que Sa Majesté, 
mardi après-midi, passait de l’an- 
glais au français dans sa réponse 
aux mots de bienvenue qui lui 
furent adressés par les premiers 
ministres de J’Ile-du-Prince-Edou- 
ard et du Canada. 

Sa Majesté comprend que Je fran- 
çaïs est bel et bien l’autre langue du 
Canada, et non la langue du Québec 
ni même la langue des Canadiens 
d'expression française, 

Argument de plus pour répondre 
à tant d’anglophones qui croient 
ques les francophones cherchent à 
imposer leur verbe à tout le pays, 
alors que la Constitution et la Reine 
reconnaissent que le français est 
l'autre langue du Canada. 


ALQ —- L'armée de libération du 
Québec 

ARQ — L'armée révolutionnaire du 
Québec 

Que penser de tout cela? Certes, il 
y a de gros malaises au Québec. Mais 
nous sommes près de la vérité en di- 
sant que tous ces mouvements ne 
comptent que quelques milliers de 
membres, que ces membres sont très 
jeunes pour la plupart, qu'ils ont su 
faire parler d'eux, maïs l’ensemble du 
peuplequébécois déplore ces mani- 
festations et ces cris de violence. 

Ce qui est triste, c'est que tous les 
Québécois passent pour séparatistes 
ou révolutionnaires,  insubordonnés. 
Qu'il se fasse un faux pas au Québec, 
et, c’est toute la province qui y est 
impliquée, 

Non: Je Québec n’est ni séparatiste 
ni révolutionnaire, mais il y a au Qué- 
bec quelques poignées de séparatistes 
et de révolutionnaires qui font parler 
d'eux. 


No. 46 


Ferté! 


Un juge, un avocat, un universitaire, 
a val 

Un juge, un avocat, un universitaire 
avec trois médecins et trois prôûtres, 
ça va encore! 

Un juge, un avocat, un universitaire, 
avec tros médecins et trois prêtres, et, 
en plus, deux maïtres d'école, un gé- 
rant d'entreprise, deux fermiers et une 
mère de famille, ça va moins! 

Et pourtant, tels étaient les mem- 
bres de l'Exécutif de Y'A.C.F.A. pré- 
sents à leur réunion de vendredi soir 
dernier. Ces 15 personnes, de 8 à 11.30 
p.m., ont relu, corrigé, précisé le mé- 
moire que YA.C.F.A. présentera à la 
Commission royale d'enquête sur le bi-' 
linguisme ct le biculturalisme. 

Que les trois prûtres aient été là, 
ça ne surprend personne, puisqu'ils ont 
si peu à faire ct ils n’ont pas de famille! 
Mais tous les autres étaient là après 
leurs journée normale de travail, quel- 
ques-uns étaient venus de Bonnyville, 
St-Paul, Legal ct Morinville. 

Pendant trois grosses heures ces 15 
personnes ont discuté avec aplomb et 
sans gêne, avant Ja ferme conviction 
de travailler pour leurs frères franco- 
albertains. Les fermiers étaient aussi à 
l'aise que k juge, la maman aussi à 
l'aise que les prêtres ou les médecins. 

Moi, j'étais un intrus Jà-dedans, un 
invité tout simplement. 

Et en étudiant avec eux ce rapport 
de 45 pages qui fut préparé par un 
comité spécial, sous la présidence du 
nouveau vice-doyen de la Faculté des 
Arts de l’Université d’Alberta, je pen- 
sais tout bas ce que j'écris ce matin: 

les Franco-Albertains sont-ils cons- 
cients de ce que VA.C.F.A. fait pour 
eux? sauront-ils un jour que le rapport 
sur le bilinguisme a demandé une 
somme immense de travail de Ja part 
de plusieurs membres de l'Exécutif? 

ces 15 personnes parlaient un fran- 
çais à peu près impeccable, et je me 
disais en moi-même: ‘peut-être que 
tous ces hommes, lorsqu'ils avaient 15 
ans, préféraient parler l'anglais parce 
que c'était plus facile . . . et aujourd’- 
hui, müûris par l'expérience et des prin- 
cipes mieux assimilés, ils voient que 
travailler pour la survivance du fran- 
çais n’est pas du temps perdu, et ils 
ne mettent pas leur drapeau dans leur 
poche .. 


le 


n'avait pas eu toujours une 
de chefs intelligents et con- 
vaincus, qu'en serait-il devenu de la 
minorité franco-albertaine? Et ce ne 
sont pas tous des cheveux gris non plus! 

les nôtres savent que l'A.C.F.A. est 
là pour veiller à la survivance française 
mais ils ne réalisent peut-être pas assez 
que l'A.C.F.A. est faite d'hommes, 
qu’elle demande des heures et des 
heures de travail, que ces hommes 
n'ont d'autre rétribution que la joie 
d'oeuvrer pour le bien des leurs d’au- 
jourd'hui et de demain. 


si on 
poignée 


et quand s'arrête-t-on pour remer- 
cier ces personnes de bonne volonté? 
eux aussi pourraient préférer le salon, 
Ja lecture, la télé, le ‘dérange-moi pas’. 
Tant que nous aurons des hommes con- 
vaincus, dans tous les échelons de notre 
société catholique et française, il y 
a espoir de lendemains plus beaux. 


Membres de l'Exécutif de V'A.C.F.A. 
qui étiez présents à l’assemblée de ven- 
dredi soir, je vous salue avec respect 
et reconnaissance, au nom de mes 
frères franco-albertains. Et je salue 
également les absents qui y sont allés 
eux aussi de nombreuses heures de 
démarches, de contacts, de discussions. 

Et histoire de s'amuser, je suggère 
un petit problème pour voir si on 
connaît Jes chefs de FA.C.F.A. si on 
peut les identifier. Pouvez-vous donner 
la fonction ou la profession des per- 
sonnes suivantes? 


Boileau 


juge 
Bugeaud avocat 
Chauvet surintendant 
D'échène médecin 
Gagnon recteur 
Lacerte médecin 
Lefebvre secrétaire 
Mme gérant 
Maynard fermier 
Moquin maman 
Moreau rédacteur 
Motut fermier 
Patoine professeur 
Tellier universitaire 
Tourigny médecin 


“Si quelque chose arrivait à la Reine, personne n'en 


serait plus fâché que les Canadiens français. J'ai vécu 


avec eux toute ma vie. De fait, 95% de mes électeurs sont 


des Canadiens français et ils sont certainement pour la 


Reine. Rien ne leur plairait plus que de voir la Reine cir- 


culer en voiture ouvertement à travers leur ville. Et Sa 


Majesté est assez brave pour le faire aussi.‘ 


(David H. Burns, échevin de la Cité de Québec.) 


4 


Page 2 - | | | LA SURVIVANCE | - Mercredi le T octobre 1964 
2 1,77 
“Le journal dans notre vie- 


Regardant l'actualité 


\ 


avec les yeux des autres 


éditorialistes 


Le Devoir — Le Droit — L'Evangéline — Calgary Herald — The Ottawa Journal 
Victoria Times — The Edmonton Journal 


séparatisme et 


Canadiens français 
Daily Star, Toronto. — Il n’existe pas de 


force plus corrosive qui menace l'unité nationa- | 


le que ces actes de violence insensés et répétés 
et les divagations des dirigeants du Front de 
libération québécois. 

Les explosions, les meurtres et les vols 
d'armes sont devenus les symboles du sépara- 
tisme et cette identification aux yeux du publie 
est trop facilement allongée pour inclure des 
Québécois sérieux et sensés qui réclament une 
réforme légitime et responsable et un rôle plus 
significatif pour le Canadien français. . 

Si des élections générales devaient avoir 
lieu demain, la simplification exagérée mais 
inévitable des questions en jeu se produirait. 
Le Canada français serait qualifié par des 
politiciens eyniques comme l'incarnation et la 
source de la violence et de la terreur. 

Le Québec, qui serait avec raison déçu et 
irrité d’être si injustement attaqué, pourrait 
naturellement contre-attaquer sur le même ton. 
I1 va sans dire qu’il pourrait difficilement en 
être autrement. | 

Des élections menées avec des armes aussi 
destructives à la portée de la main. auraient 
pour résultat de conduire à la calamité. La res- 
ponsabilité pour faire respecter la loi incombe 
à la province de Québec. Le premier ministre 
Jean Lesage est l'homme pour rassurer les 
Canadiens que le Québec dispose des moyens 
pour faire face au problème terroriste. 

Il est important d'identifier l'élément ex- 
trémiste du Québec pour ce qu'il est véritable- 
ment: une distortion des aspirations légitimes 
des Canadiens d’expression française. 

+ + + 
bonne chance au Québec 

Sentinel Review, Woodstock. — L'annonce 
faite par le premier ministre du Québec, M. 
Jean Lesage, que sa province a obtenu de la 
C'olombie-Britannique un prêt à court terme et 
à moyen terme de %100 millions est quelque 
chose de tout à fait nouveau dans les annales 
fiscales du Canada. 

Le but de cet emprunt, naturellement, est 
d'aider l'économie québécoise à se développer 
à un rythme plns rapide que par le passé. Aussi, 
souhaitons-nous bonne chance au Québec, car 
ce fut ce retard sur le reste de l’économie ca- 
nadienne qui fut depuis longtemps à la source 
d'une bonne part de l’agitation que la province 
connaît actnellement. 

Cela pourrait également être l’indice d’un 
nouveau chapître dans les relations inter-pro- 
vineiales, Ainsi que le premier ministre Ben- 
nett, de la Colombie-Britannique, l'a expliqué, 
en parlant de cet emprunt, c’est là une façon 
tangible de démontrer que ecux qui demeurent 
en dehors de cette province sont intéressés à 
son bien-être en tant que partie dn Canada. Il 
a dit que c'était la façon de la Colombie-Bri- 
tannique non seulement de parler d’un pays uni 
mais de faire quelque chose de positif À cet 


égard. 
# # # 


que voulons-nous? 

Le Droit, Ottawa. — Que voulons-nous, Ca- 
nadiens français? 

A cette question, si souvent posée dans les 
conversations et dans la presse anglaise, la 
réponse est simple. 

Nous voulons que dans les provinces de 
la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la 
Saskatchewan, du Manitoba, de l'Ontario, du 
Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et 
de Terre-Neuve, les Canadiens français soient 
traités comme on a toujours traité dans la pro- 
vince de Québec les Canadiens anglais. 

Nous le voulons parce que ce serait con- 
forme à l'esprit, sinon à la lettre, de la çons- 
titution et parce que nous souhaitons que vive 
la Confédération. 


Nous réclamons en conséquence une ré- . 


vision de l’Acte de l'Amérique du Nord britan- 
nique ; nous réclamons cette révision aussi par- 
ce que trop d'articles de l’Acte sont imprécis, 
équivoques, et que leur interprétation, à cause 
même de cette rédaction vague, prive parfois 
la province de Québec de revenus et d’attributs 
auxquels elle a droit du seul fait qu'à l’intérieur 
de ses frontières vivent la majorité des Cana- 
diens d’origine française, les descendants des 
découvreurs, des explorateurs et des colonisa- 


teurs de tout le Canada. 
#* # L2 


et nos minorités? 


L'Action, Québec. — Le Conseil de la Vie 


française vient de tenir sa réunion annuelle à 
Québec. Cet organisme qui a pour mission de 
veiller à conserver vivante la culture fran- 
çaise en terre d'Amérique s’est penché sur les 
nombreux problèmes de Fheure, en particulier 
sur celui que pose, pour les minorités, les am- 
hitions indépendantistes qui se manifestent au 
Québec. 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, 
l'agitation séparatiste des-récentes années a 
souvent servi la cause des minorités canadien- 
nes-françaises du Canada maïs, en même temps, 
elle leur cause de profondes inquiétudes. 

La nouvelle détermination qui anime les 

Canadiens français du Québec de se faire res- 
pecter, d’être maîtres chez eux, d'exiger la 
pleine mesure de leurs droits, de s'affirmer 
sur les plans économiques et culturels, consti- 
tue, pour les groupes minoritaires francophones 
du pays, un encouragement et un exemple. Ils 
y trouvent un stimulant à leur fièrté nationale 
canadienne-francaise. 


Un Québec fort, respecté et même quel- 
que peu craint au sein du Canada, est la meil- 
leure assurance que puissent avoir nos com- 
patriotes des autres provinces dans les luttes 
qu'ils livrent pour obtenir le respect intégral 
de tous leurs droits. 

Mais autant. une chose peut être bonne 
lorsqu'on en fait usage avec prudence et dis- 
cernement, autant elle peut devenir dangereuse 
et dommageable lorsqu'on en exagère. Ainsi en 
est-il de l'indépendance et du séparatisme. Et 
c’est pourquoi des minorités craignent que dans 
leurs efforts de redressement d’une situation 
inacceptable, certains éléments du Québec ail- 
lent trop loin. 

La séparation complète et radicale du Qué- 
bec d’avee le reste du Canada ne pourrait, af- 
firment les représentants les plus qualifiés de 
nos minorités, qu'entraîner leur disparition 
comme groupe distinct de langue française. 
À l'appui de cette affirmation, ils citent l’ex- 
emple des Canadiens français émigrés en Nou- 
velle Angleterre où, malgré leur nombre, mal- 
gré l’homogénéité relative de leurs groupe- 
ments, ils ont été peu à peu assimilés par l’élé- 
ment anglophone, ne conservant le français que 
comme langue de culture secondaire, voire 
même de folklore. 

Le Conseil de la Vie française, formé de 
représentants des groupes canadiens-français 
de toutes les provinces canadiennes ne peut pas 
done rester insensible à la fois aux espoirs que 
soulève chez nos minorités le nouveau dyna- 
misme du Québec, et aux inquiétudes que sus- 
citent ses manifestations les plus extrémistes. 

11 se fait donc le défenseur de la thèse selon 
laquelle le Québec doit être fort au sein de la 
Confédération canadienne pour pouvoir y exer- 
cer une influence salutaire pour les groupes 
canadiens-français qui entretiennent la vie fran- 
caise d'un bout à l’autre du pays. 

Ce que les minorités reprochent le plus 
aux mouvements séparatistes, c'est d'ignorer 
complètement que un cinquième de ja popula- 
tion canadienne-française du pays habite hors 
du Québec. Fit pour la grande majorité, ces 
minorités, sont issues du Québec; elles sont 
le résultat des efforts des Canadiens français 
pour porter leur culture, leur langue et leur 
foi, d'un océan à l’autre. 

Rejeter les minorités comme quantité né- 
gligeable pour s’enfermer dans un Québee po- 
litiquement, économiquement, socialement et 
culturellement distinct du reste du Canada, 
équivaudrait done à renier tout un passé his- 
torique, à trahir notre mission, à capituler, tout 
shnplement, devant les obstacles et difficultés 
d'adapter la constitution canadienne aux réa- 
lités de l’heure. Et cette adaptation est né- 
cessaire pour satisfaire à la fois les exigences 
légitimes d’un Québec fort, concrétisant dans 
des cadres politiques et économiques le Canada 
français ; ct celles des minorités dispersées dans 
des milieux anglophones mais qui, pour autant, 
n’en possèdent pas moins des droits inaltéra- 
bles à leur propre essor culturel. 

Nous ne croyons pas que les Canadiens 
français du Québec soient des lâcheurs. Et l’af- 
firmation d’un Québec fort au sein d’un tout 
canadien est possible. C’est ce que croient sin- 
cèrement nos minorités canadiennes-françaises 
animées, plus qu’en aucun autre temps de notre 
histoire, d’une solide volonté de survivre, de 
s'épanouir et de prospérer. Non, les minorités 
ne sont pas finies, et la survivance française 
hors du Québec n’est pas éteinte. On n'a qu’à 
sortir de la province avec les yeux ouverts pour 
s’en convaincre. 


Jean Hubert. 
LI # # 
deux foires? 

Le Chronicle-Herald, Halifax, — On a dit du 
mal sur certains politiciens du Québec en raï- 
son de leurs tendances séparatistes et, dans 
certains cas, les critiques étaient justifiées, 
Par ailleurs, les Québecois ne détiennent pas 
le monopole du refus de coopérer. C’est plutôt 
le contraire qui est évident. Dans ce bastion 
anglo-saxon qu’est la Colombie-Britannique le 
Premier ministre Bennett, chef de l'un des 
gouvernements provinciaux les plus retranchés 
du pays, est réputé pour ses gestes isolation- 
nistes et généralement opposé à tout ce qui 
pourrait être profitable uniquement aux autres 
provinces. 

Sa plus récente décision a consisté à organi- 
ser une foire internationale à Vancouver, en 
1967—en même temps qu’aura lieu PExposition 
universelle de Montréal. | 
_ Ce n’est pas que M. Bennett ait définitive. 
ment. annoncé que sa province ne participera 
pas à l'Expo *67. Il a affirmé la semaine der- 
nière qu'il se pourrait qu’il fasse un “modeste” 
effort si toutes les autres provinces possèdent 
leur propre kiosque. Néanmoins, il n’a laissé 
aueun doute que la foire de Vancouver aura 
priorité. 

Un manque d’enthousisame aussi flagrant 
pourrait faire un tort considérable à l'Expo 
‘67, tout spécialement quand ce manque de 
coopération provient d’une province qui ne 
cesse de se vanter que ses standards dans tous 
les domaines sont supérieurs à ceux de toutes 
les autres provinces, 

- La déclaration de M. Bennett démontre un 
manque d'intérêt pour le principal événement 
dans le cadre des fêtes du centenaire de la 
Confédération et la première exposition uni- 
verselle tenue au Canada. Le ton qu’il a adopté 
démontre d’ailleurs une des pires catégories 
dégoiïsme. La foire industrielle de la C.-B. 
pourrait facilement attendre une autre année. 
(21 août) 


LA SURVIVANCE 


Hebdomadaire publié tous les mercredis à 
10010 - 109ème rue, Edmonton, Alberta. 


Tél.: Direction: GA 2-0388; Imprimerie: GA 2-4702 


Journal ésoeal en politique et 
. entièrement consacré 


Directeur: R.P. Jean Patoine, o.mi. 
Rédacteur: R.P. Clément Tourigny, 0.mi, 


PRIX DE L’'ABONNEMENT 
$3.50 par an ou $2.00 pour 6 mois; 
: Etats-Unis et Europe: $4.50 par an. 
Organe officiel des Associations françaises 
d’Alberta et de Colombie. 


Autorisé comme envoie postal de la deuxième classe, 
Ministère des Postes, Ottawa, avec paiement comptant. 
mm mm mm 


MERCREDI LE 7 OCTOBRE 1964 


la cause religieuse et nationale. 


La Bible vous parle 


Avant la ruine, le coeur de l’homme 
s'élève, mais l'humilité précède la gloire. 
(Prov 18, 12). 


L 2 * LA 


La Sagesse donna au juste la palme en 
un rude combat, pour Jui apprendre que 
la piété est plus puissante que tout. 


(Sag 10, 12 ) 


(TEXTES CHOISIS PAR LA SOCIETE 
CATHOLIQUE DE LA BIBLE.) | 


CCC.— Le fondateur du New-York 
Herald, James Gordon Bennet, n’hé- 
sitait pas à dire: “Un journal peut 
envoyer plus d'Ââmes au ciel et en sau- 
ver davantage de l'enfer que toutes 
les églises et temples de New-York et, 
en outre, gagner de l“argent”. C'est 
dire qu’il considérait le journal com- 
me un produit commercial certes, mais 
d'une singulière puissance. - 

On aura une idée de cette puissance 
si l’on se rappelle que les quotidiens 
du monde entier publient à quelque 
250 millions d'exemplaires chaque jour. 
Au Canada seulement on compte 115 
journaux quotidiens, dont 12 de Jan- 
gue française. Et de ce dernier groupe, 
9 sont pubilés au Québec, totalisant 
près d’un million d’exemplaires. Il y a 
6 quotidiens en d’autres langues. 

Le journal demeure l’un des princi- 
paux moyens de culture et d’informa- 
tion populaires. L'homme moderne veut 
savoir et il a le temps de se renseigner. 
I y a un siècle, l’homme travaillait 
70 heures par semaine et vivait 40 
ans. Aujourd'hui, il vit 70 ans et tra- 
vaille 40 heures, 1 a donc plus de äoi- 
sirs. On a calculé qu'environ 70% des 
ouvriers et employés disposent de 3 
à 7 heures de temps libre par jour. 
Une bonne partie de ce temps libre est 
consacré à la radio et la télévision, 
bien sûr, mais le journal a aussi sa 
bonne part. Ainsi, lors de l'assassinat 
du Président Kennedy, chacun a pu 
suivre à da télévision, minute par mi- 
nute, le drame de Dallas. Mais le len- 
demain, chacun a voulu relire lévé- 
nement à tête reposée, en mieux com- 
prendre la portée. Et l’on a acheté 
abondamment Jes quotidiens. Le jour- 
nal France-Soir, par exemple à vu 
monter son tirage habituel de 1,046,000 
exemplaires à 2,175,000. 

Enfin, signalons l'attitude des pou- 
voirs publics à l'égard de la presse. 
Lorsqu'ils la cajolent, cherchent à Ja- 
cheter, l’asservissent ou la réduisent 
au silence, ils prouvent une fois de plus 
qu’ils la considèrent comme une redou- 
table puissance. , 

Mais si l'on veut aller plus loin et 
connaître la nature de linfluence que 
le journal exerce sur l'opinion publique, 
c’est autre chose. À notre connaissance, 
aucune étude scientifique n’a encore 


approfondi la question. Il semble ce- 


pendant que le grand journal moderne 
d’information s'adresse avant tout aux 
masses et se préoccupe de rassembler 
le plus grand nombre de lecteurs. 
Cette préoccupation du grand nom- 
bre est un impératif du caractère com- 
mercial de l'entreprise qu'est un jour- 
nal. Cela n’est pas un mal en soi, mais 
cela comporte plusieurs tentations ou 


dangers auxquels doivent faire face les 


journaux des plus populaires. Danger 
de se trouver à la merci des grandes 
agences pour information mondiale 
et internationale. Tentation de céder 
à des pressions pour des raisons d’in- 
térêt financier. Et surtout, tentation 
d'oublier l'échelle des valeurs dans l'in- 
formation en mettant l'accent sur Jes 
faits divers, les accidents et désastres, 
les crimes et les nouvelles à sensation. 

Quoiqu'il en soit, le journal doit 
être considéré comme une redoutable 
puissance, En face de cette puissance, 
à laquelle à peu près personne n’é- 
chappe, il existe toute une gamme 
d’attitudes possibles, depuis la passi- 
vité béate jusqu’à l’esprit critique sur- 
volté, ; 

On sait que le droit à l'information 
a été proclamé par le Pape Jean XXIIT 
comme fondamental à l’homme mo- 
derne. L'Assemblée générale des Na- 
tions Unies et la convention européen- 
ne de sauvegarde des droits de l'hom- 
me et des libertés fondamentales a- 
vaient d’ailleurs pris position dans le 
même sens. 

On sait aussi que l’information a une 
fonction sociale; le rapprochement des 
hommes, leur compréhension mutuel- 
le, la création de ces liens qui doivent 
des amener à travailler ensemble à 
l'oeuvre commencée: l'édification d’un 
monde à la mesure de l'homme. 

Or, le journal est incontestablement 
lun des principaux véhicules de l’in- 
formation. La radio, la télévision et 
même, dans certaine mesure, le ciné- 
mea contribuent puissamment à sa dif- 


“Ia semaine des techniques de diffusion” vient de Se 
Québec. À travers la province, la chaire de vérité, la ra É © “he 
nal la télévision, ont parlé tour à tour de Ja place que fe jou: 

: it où ie des gens. Nous publions 1e1 un 
occupe ou doit occuper dans la vie des ge 18. Ni pui Frs 
article de la CCC; et quelques extraits d'une con ue 
par Monsieur Jean-Marc Poliquin, courriériste parlementaire. 


puissance de la presse (CCC) 


fusion, mais le journal par son impor- 
tance quantitative et son caractère 
propre demeure le complément néces- 
saire de l'information quand il n'en 
est pas l'unique source pour un certain 
nombre de gens. 

Il appartient au lecteur de juger si 
son journal remplit ou non une fonc- 
tion sociale constructive. Et pour porter 
ce jugement, deux qualités nous parais- 
sent particulièrement nécessaires: une 
conscience chrétienne bien formée qui 
permettra d'évaluer l'information à Ja 
lumière de l'enseignement de l'Eglise, 
et un sens critique développé qui aide- 
ra à faire le partage entre l'erreur et 
la vérité, l'essentiel et l'accessoire, l'in- 
formation et la propagande pure et 
simple. 

Il est important que s'établisse entre 


les lecteurs et les responsables du jour- . 


nal un dialogue continuel. Le journa- 
liste fait un métier difficile. Le lec- 
teur peut et doit l'aider. 11 le fera en 
acceptant de consacrer une partie im- 
zortante de ses loisirs au devoir d’in- 
formation et en communiquant ses O- 
pinions, favorables ou défavorables, à 
la rédaction de son journal. 

Pour en venir à une semblable qua- 
lité de lecteurs qui auront une cons- 
cience de plus en plus aigue de l'im- 
portance du journal dans leur vie, il 
faudra que le niveau d'instruction, de 
culture et de civisme s'élève. Aussi 
faut-il louer les efforts des pouvoirs 
publics et des corps intermédiaires 
pour l'éducation des adultes, ou ce 
qu'on appelle maintenant l'éducation 
permanente. + 


comment lire le journal (J.-M. Poliquin) 


Dans la plupart des cas, les lecteurs 
parcourent des feuilles quotidiennes ou 
hebdomadaires pour eux-mêmes. Ce- 
pendant, lire pour soi devrait signifier: 
syntoniser le prochain, observer cet 
animal aux réactions imprévibles qui 
mérite parfois de s'appeler l’homme, 
aggrandir le cercle de ses préoccupa- 
tions, s'ouvrir aux réalités de la patrie, 
dilater son âme aux dimensions du 
monde moderne. 

Notre lecture du journal est le plus 
souvent hâtive. Elle devrait, de temps 
en temps, nous aïiguiller vers des ré- 
flexions amples et profondes, 

Ainsi, depuis quelques jours, le jour- 
nal souligne le cinquantenaire du Ro- 
yal 22e. En réapprenant Îles prouesses 
d'un des plus glorieux régiments du 
Canada français, nous devrions réflé- 
chir au fait que Ja nation qui s’est le 
plus farouchement opposée à la cons- 
cription est aussi celle qui, par le vo- 
lontariat, a envoyé le plus d'hommes 
au front, toute proportion gardée. 

Le journal note les efforts que 
tentent les néo-démocrates aux Com- 
munes pour réformer la procédure 
parlementaire. C'est une autre occa- 
sion de s'inculquer assez de civisme 
pour apprécier l’oeuvre de nos hommes 
publics. C’est aussi, le moment de mé- 
diter sur les limites de Ja liberté de 
parole en démocratie. 

Les agences de nouvelles signalent 
que, de l'avis de Cabot Lodge, les 
pressions des gouvernements étrangers 
sur Pékin sont inutiles, parce que le 
dragon se nourrit de fanatisme, D'au- 
tre part, M. Paul Martin répète que 
l'isolement de Mao Tsé Tung compro- 
met da paix mondiale. Quel que soit 
de parti que l’on prenne dans cette 
controverse, il est à propos de réflé- 
chir sur ce peuple de ‘700 millions 
d'hommes dont l’irruption dans les af- 
faires mondiales menace de boulever- 
ser notre politique, notre économie, 
notre dispositif de défense militaire. 

Au fond, nul ne lit de telles choses 
uniquement pour soi. En tous cas, ce- 
lui qui est père de famille doit lire 
aussi pour ses enfants. Il a Yobligation 
d'orienter parfois, en fonction du jour- 
nal,. les conversations de la famille 
réunie. 

À côté des illustrés que les enfants 
disent ouvertement et que des parents 
lisent en cachette, s’alignent dans le 
journal des colonnes d'articles sur la 
situation internationale, sur nos hom- 
mes politiques, sur les grèves des syn- 
dicats, sur les ouragans qui dévastent 
divers coins du globe. C’est aux pa- 
rents d'infléchir l'avidité de lecture de 
enfant par des commentaires qui at- 
tirent son attention sur ces problèmes. 
Ils peuvent d’une phrase commenter 
uve grève de façon à épanouir le sens 
social de l'enfant, signaler une famine 
en Inde de manière à le rendre cons- 
cient de la misère de tel ou tel peuple 
lointain. Une telle prise de conscience 
s'impose, puisque, selon l’épitre d’au- 


EN VENTE CHEZ 


11540 ave Jasper 
Edmonton 


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En Suivant le Crayon de ..... 


Les meilleurs dessinateurs français nous offrent Jeurs 
eroquis les plus humoristiques. 


Fortement reliés, chaque volume nous expose les meil- 
leurs exoquis soit de Harvé, Claude Raynaud, ou encore de 


Gad (Claude Gadoud) 


Pour ‘un délassement agréable, rien n’égale les volumes 


“En suivant le crayon de .. ? 


4 


chacun $2.75 


jourd’hui, “nous sommes membres les 
uns des autres.” 

Pourquoi la mère qui scrute le car- 
net mondain et Jes pages de mode ne 
s'habituerait-elle pas à en extraire de 
quoi former le goût de ses filles, raf- 
finer leurs manières, les préparer à 
résoudre les problèmes de la vie fé- 
minine? 


Pourquoi, occasionnellement, le père 
qui s’attarde si volontiers dans les pa- 
ges sportives ne convierait-il pas ses 
garcons à imiter ceux de nos athlètes 
qui sont des hommes de travail, de 
courage et d’idéal? 

Reste le troisième cas, celui de 
léducateur de profession qui lit pour 
ses élèves, entre deux préparations de 
classes. 


Le professeur d'histoire qui disserte 
du rayonnement séculaire de la France 
peut faire le lien entre le président 
qui, descendant de sa Caravelle, va 
enthousismer l'Amérique du Sud, et les 
têtes couronnées de Paris qui, au 16e 


et 17e siècle, façonnaient le destin du 
monde civilisé. L'article de journal 
s'insère avec profit entre deux pages 
an grave manuel d'histoire. Ne pas 
l'insérer, c'est précipiter le divorce 
entre l'école et la vie, c’est oublie 
bêtement que nous étudions le passé 
dans le seul dessein de mieux conn 


aitre 
Je présent. 


Le professeur de littérature à autant 


. de chances. Après avoir parcouru Jes 


pages artistiques du journal, il peut 
guider ses élèves dans le choix des 
émissions de radio, des programmes de 
télévision, des pièces de théâtre, 


Le professeur de catéchisme et de 
religion est sans doute le privilégié, 
Il trouve à pleines pages dans son 
journal de quoi étoffer son enseigne- 
ment sur les problèmes les plus im. 
portants de la vie surnaturelle, y com. 
pris celui du mal dans le monde, Car 
de quoi nous entretient surtout Je 
journal, sinon de la douleur univer. 
selle qui frappe les affamés de l'Inde 
les inondés de la Floride, les enfants 
de Chypre tombés sous les bombes au 
napalm, les persécutés du Vietnam, 


Le journal parle aussi des victimes 
d'accident et des malades chroniques 
qui Janguissent dans les hôpitaux, C'est 
le moment de rappeler que la question 
capitale à resoudre ici-bas est celle de 
Ja transformation de la souffrance, 
L’humanité semble voguer sur une 
mer de souffrance. Elle souffre une 
passion afin de parachever, selon le mot 
de saint Paul aux Collossiens, les souf. 
frances de Celui qui s’est fait crucifier 
sur une montagne près de Jérusalem. 


À ceux-là que la douleur physique 
crucifie sur un lit d'hôpital, à ceux-là 
encore qui sont crucifiés dans Jeur 
honneur par la faute d’un être cher, à 
ceux-là que Ja pauvreté crucilie à 
des inquiétudes, je rappellerai que dans 
lévangile d'aujourd'hui, une parabole 
met en scène des invités à un festin de 
noce qui devaient avoir une robe nup- 
tiale et elle mentionne le mystère de 
la présentation en disant qu'il v a 
beaucoup d’appelés et peu d'élus, 


À ces crucifiés que je plains, qu'il 
soit permis de dire: puissent vos 
souffrances tisser le vêtement qui vous 
fera admettre au festin éternel avec 
le petit nombre des élus. 


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Mercredi le 7 octobre 1964 


LA SURVIVANCE 


(suite de la semaine démière) 

ll m'a alors regardée avec un peu 
de malice., | 

—Alors, vous flirtez tous les deux? 

_—Celui avec qui je flirterai n’est pas 
encore né, ai-je répondu dignement, 
Nous nous occupons de choses sérieu- 
ses, M. Augillet et moi. 

—Augillet mon cher, je voulais é- 
galement vous dire quelque chose à 
propos de votre nom. Je l'ai lu dans 
mon journal au bas d’un article, ma foi 
bien construit. S’agit-il d’un parent ou 
d'un homonyme? 

Charles a rougi mais a répondu vail- 
Jamment: 

—Il s’agit de moi-même, monsieur. 

—Je vous croyais peintre? 

—-Je fais également un peu de jour- 
nalisme à l’occasion, la peinture ne 
nourrit pas son homme, vous vous en 
doutez. 

On n’entremêle pas le mensonge et 
la vérité avec plus d’astuce, Je regar- 
dai notre détective avec une admira- 
tion réprobatrice. M. de Kaen, il est 
vraiment très bien quand ül rit: un air 
de père de famille. 

—Je suis très inquiet d’avoir un jour- 
naliste à domicile, dit-il. Ce sont des 
gens si curieux! et la curiosité peut 
être dangereuse. 

—Pas pendant les vacances, a affir- 
mé Charles gaiement. Je suis en con- 
gé et, vous savez, un reporter en congé 
est un être complètement vidé de toute 
matière cérébrale, 

—De quoi parlez-vous avec cette de- 
moiselle? 

—Oh! c'est très correct, monsieur. 
Nous ne parlons que d’assassinat et 


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avons de multiples chaperons, vos vieil- 
les servantes et ce sympathique clo- 
chard, 

. M. de Kaen lança un bref ocup d'oeil 
à Panade: celui-ci semblait assoupi mais 
Je surpris très bien un regard vif qui 
filtrait sous ses paupières. Il aurait dû, 
4 mon avis, scruter attentivement le vi. 
sage de notre hôte pour déceler s'il é- 
tait ou non le coupable, Mais il n’exa- 
minait que ses jambes de pantalon en 
tissu anglais. M, de Kaen s'était laissé 
tomber sur une chaise de paille, 

—Cet assassinat, quelle histoire] Je 
comprends qu’il surexcite de jeunes 
imaginations. Moi-même qui ai été mé- 
lé à bien des drames au cours de mes 
voyages, la pensée de ce crime me don- 
ne des cauchemars. 1] faut absolument 
découvrir le coupable. 

—Ce n’est pas vous? ai-je demandé 
un peu imprudemment. 

—Le pensiez-vous, chère enfant? 

—-Je soupçonne tout le monde. sauf 
moi, 

—Je suis dans le même cas, a-t-il 
répondu. 

—Moi aussi, ajouti Charles. 

Nous n’avons pas pu nous empêcher 
de rire. 

—-Cela limite tout de même les re- 
cherches, a conclu M. de Kaen. Il ne 
reste comme coupables présumés que 
les domestiques. 

—Moins Simon, ai-je précisé. 

—Comme de juste! 

-—Et les femmes sont innocentes, de 
même que le neveu de la cuisinière; 
je les surveiïllais de près la nuit du cri- 
me, nous faisions des tours de cartes. 

—De mieux en mieux. Il ne reste 
donc comme suspects que ma soeur, 
mon neveu et mon notaire. 

—Exactement, ai-je fait, ravie. 

I a pris un air soucieux. 

—C'est peu vraisemblable. Il faut 
une certaine force physique pour en- 
foncer un poignard dans le coeur d’un 
homme. 

—Alors ce n’est pas le notaire, ai-je 
dit, il est anémique physiquement et 
moralement, 

—Mario me semble hors de cause, 
a fait vivement Charles, et. Mile 
Clara aussi. Il n’ont pas un tempéra- 
ment de meurtriers. 

Nous nous sommes tus pendant quel- 
ques minutes, réfléchissant. 

—Nous aboutissons à une impasse, 
dit enfin M. de Kaen. 

Je me mis à penser tout haut: 

—La moitié des habitants du château 
a un alibi pour l'heure du meurtre. 
et l’autre moitié n’en a pas. Les deux 
cas ne valent pas mieux l’un que l'au- 
tre. Ce qu’il faudrait savoir, c’est où se 
trouvaient tous ces gens à l'heure du 
premier crime. 

J'allais continuer à développer mon 
idée lorsque Panade, qui dodelinait de 
la tête, a laissé tomber son assiette 
qu’il n'avait pas lôchée dans son som- 
meil: elle chut sur le sol et se brisa en 
morceaux. Au bruit de vaisselle cassée, 
la cuisinière accourut de je ne sais où. 

—Maladroit! cria-t-elle. 

Réveillé en sursaut, Panade ouvrait 
des yeux ahuris. M. de Kaen s’adressa 
à Charles: 

Il fait un temps superbe. Cela vous 
contrarierait-il, jeune homme, de faire 
un petit tour de parc avec moi? 

Non, monsieur, au contrairel 

Ïls partirent ensemble. Et je suis 
remontée pour t'écrire. Ah! quelle com- 
plication qu’un assassinat dans une 
maison! C’est pire qu’un mariagel 

J'ai interrompu ma lettre pour aller 
déjeuner et la reprends seulement ce 
soir. Il fait beau en ce moment. Après 
le café j'ai demandé à Mario s’il vou- 
lait que nous reprenions nos promena- 
des dans la campagne comme avant l'as- 
sassinat, Il a répondu: 

—Non, pas aujourd'huil 

Et dix minutes plus tard, je le voyais 
partir subrepticement vers la campa- 
gne par la petite porte du parc. Ah! tu 
as des amis singuliers! ne, 

Vexée, je me suis repliée sur la cui- 
sine. Panade y était déjà, Charles est 
arrivé peu après. Il a mauvaise mine. 
Il devait pourtant être heureux, il ya 
trois jours au moins quon na pas vu 


Le Dr L. Aimé ARES fut 
commissaire d'écoles sépa- 
rées de Jasper Place du- 
rant trois années. Il a donc 


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Conseil des Ecoles Sépa- 
rées d'Edmonton. 


[x | 


le notaire. Ils ne peuvent pas se sentir! 


Nous sommes restés là tous les trois 
ruminant nos pensées, c’est-à-dire que 
je parlais toute seule et que les autres 
ruminaicnt. Les femmes étaient parties 
vers Ja prairie pour cueillir des cerises 
en vue des confitures: l’idiot grimpe 
dans l'arbre et ses compagnes ramas- 
sent, J'aurais bien voulu les accom- 
pagner, tu penses, mais le devoir a- 
vant tout! 


Quand jai été fatiguée de parler, je 
me suis tue. Et c’est alors que M. de 
Kaen est entré, nous ne l'avions pas 
entendu venir. Charles ct moi nous 
nous sommes levés, Panade s'est en- 
foncé dans le coin de la cheminée. No- 


tre hôte lui a jeté un regard bienveil- 
Jant. 


Panade a ronchonné quelque chose, 
comme un mendiant sans éducation. 
Charles a dit aussitôt: 

—Excusez-le, il est sourd comme un 
pot, c’est un pauvre diable. 

—Ù est navrant, a répondu M. de 
Kaen, sans hausser la voix, de rencon- 
trer de pareils débris humains. Enfin, 
j'espère que ce malheureux trouvera 
ici un peu de paix et de bien-être. 

J'ai regardé le débris humain qui a 
cligné de l'oeil par-dessous le bord de 
son chapeau. M. de Kaen a continué en 
souriant: 


—Je suis très curieux peut-être, mais 
je me suis aperçu depuis quelques jours 
que la jeunesse du château désertait 
volontiers le salon pour la cuisine. Cela 
m'intriguel Est-ce que Mario n’est pas 
avec vous? 

—Il ne vient jamais avec nous, ai-je 
répondu vivement pour éviter un bli- 
me à ton copain. 

Anthony à paru soulagé par cette 
nouvelle, 


(à suivre) 


Catholiques 
et protestants 
se rapprochent 


La transformation profonde des rap- 
ports entre protestants et catholiques, 
que l’on a pu observer dans toute la 
chrétienté au cours des cinq dernières 
années, est un phénomène sans précé- 
dant, qu’analyse Sélection du Reader's 
Digest dans son numéro d'octobre. 


Le Centre oecuménique de Montréal 
ouvert J'an dernier par le cardinal 
Paul-Emile Léger, symbolise bien le 
nouvel esprit qui anime le monde chré- 
tien. C’est un lieu où clercs et laies de 
toutes croyances peuvent se rencontrer 
pour échanger des opinions controver- 
sées, et pour tenter de trouver un 
terrain d'entente. “Notre tâche, expli- 
que le R. P. IJrénée Beaubien, SJ, 
consiste à faire tomber les préjugés 


» 7 


des deux côtés. 


Au Centre, où le tiers des visiteurs 
se compose ge non<atholiques, le 
RP. Beaubien et son personnel don- 
nent des renseignements sur le catho- 
licisme, tout en invitant, d'autre part, 
des ministres protestants à expliquer 
leurs croyances à des catholiques. Ils 
ont contribué à mettre sur pied des 
groupes de discussion et à favoriser 
d’aûtres échanges inter--religieux. 

Ainsi, en avril dernier, un groupe 
composé de dix anglicans, de dix pro- 
testants, de dix orthodoxes et de 15 
catholiques, a fait un “Voyage de fra- 
ternisation chrétienne” au Centre oe- 
cuménique de Boston. “Quand nous 
faisions des prières pour l'unité chré- 
tienne, nous étions réellement unis”, 
déclare le Père Beaubien, 


Le Centre de Montréal est une des 
initiatives hardies du cardinal Léger, 
de qui l’on a déjà dit qu'il était “cent 
ans en avance sur son temps”, En 1958 
avant le concile oeucuménique du Va- 
tican, il encourageait Je dialogue entre 
les prêtres et des ministres protestants, 
“Petit à petit, nous avons appris à nous 
connaître et à nous estimer mutuelle- 
ment”, dit le Père Beaubien. 


Puis, des théologiens catholiques ont 
engagé le dialogue avec la faculté de 
théologie de l'Université McGill A 
mesure que les groupes de discussion 
se multipliaient, le mouvement prenait 
vraiment un caractère oecuménique, 
englobant Français et Anglais, catho- 
liques et protestants, clercs et laics. En 
1962, le cardinal Léger créait une 
commission diocésaine sur l’'oecuménis- 
me — June des premières au monde - 
et projetait l'établissement d’un Centre 
oecuménique. 


La réaction des non--catholiques fut 
cordiale, En 1963, avait lieu à Mont- 
réal, c’està-dire pour la première fois 
dans une ville catholique, la Conféren- 
ce sur la foi et le magistère, organisée 
par le Conseil mondial des Eglises, a- 
vec le concours de trois prêtres catho- 
liques, qui prirent une part active 
aux préparatifs. “Il y dix ans, dit Je 
P. Beaubien, peu de prêtres avaient 
des rapports avec les ministres pro- 
testants, et vice-versa. Maïs cela, dit-il 
est en train de changer rapidement.” 

Récemment, par exemple, après l’ap- 
pel lancé par le cardinal Léger pour 
soulager la misère des lépreux africains 
une église anglicane lui remettait le 
montaut d’une collecte faite en faveur 
de ces malades. “Ce qui importe, dé- 
clare Je Très Révérend Kenneth Ma- 
guire, évêque anglican de Montréal, 
c'est qu’une atmosphère de réelle fra- 


ternité oecuménique domine ici, à l'heu- 


re actuelle.” 

Le Centre oecuménique de Mont- 
réal a ses bureaux au 1444, rue Drum- 
mond, Montréal 95. 


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Dans le cas de Marguerite d'Youville, c'est vers l'âge 
de dix-huit ans que la Providence manifeste ses vues à son 
égard. Dieu la fortifiera par l'épreuve. Courageuse et labo- 
rieuse, Marguerite est une jeune fille à l'extérieur attirant, 


Grande, enjouée, gracieuse, elle ne 
manque pas d'admirateurs et con- 
naît beaucoup de succès dans la 
petite société de Varennes. Un 
jeune homme distingué s'éprend 
de ses qualités, gagne son coeur 
et demande sa main. Le bonheur 
frappe à la porte mais n'entre 
pas. La mère de Marguerite s’est 
remariée et son beau-père, brouil- 
lon, écarte le prétendant trop sus- 
ceptible qui craint une mésallian- 
ce. La jeune fille meurtrie s'incli- 
ne devant cette épreuve qu'elle 
n’a pas méritée, Elle cherche l’ou- 
bli dans un dévouement redoublé 


au service de ses frères et de ses soeurs. 


Le Comité des Fondateurs de l'Eglise du Canada 


25 ouest, rue Jarry, Montréal 11 
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Les 22 martyrs de l'Ouganda 


par le R. P. Adrien Hamel, p.d. 
“C’est une histoire qu’on ne saurait taire” 


Le 18 octobre prochain, Dimanche 
des Missions, et en pleine 3ème ses- 
sion du Concile Vatican II, aura lieu 
à St-Pierre de Rome la canonisation 
des 22 martyrs de l'Ouganda, Afrique 
de PEst, et la montée sur les autels 
des Premiers Saints de Race Bantoue. 
Couronnement d’une authentique et 
merveilleuse histoire! 

Au mois d'août, 1886, l'Univers Ca- 
tholique, apprenait avec émotion et 
fierté, la mort héroïque de 21 Afri- 
cains d’un pays à peine connu, 'Ou- 
ganda. 30 ans auparavant, en 1856, les 
explorateurs Speke et Grant, avaient, 
les premiers blancs, visité le roi Mu- 
tesa, à Kampala, capitale de l’'Ougan- 
da. 

L'admiration pour ces héros gran- 
dissait à mesure que les circonstances 
du martyre étaient mieux connues. Il 
s'agissait de jeunes gens; leur chef, 
Charles Lwanga, avait 20 ans, et même 
d'enfants, comme Kizito agé à peine 
de 15 ans. 

Chez eux, la foi aussi bien que la 
valeur n’avait pas attendu le nombre 
des années. La Société des Pères 
Blancs, Missionnaires d'Afrique, Soci- 
été fondée, à Alger, par S. Em. le 
Cardinal Lavigerie, en 1868, avait en- 
voyé 3 missionnaires en Ouganda, en 
1879. 

Les premiers baptêmes avaient été 
administrés en 1880. De 1882 à 1884, 
les missionnaires avaient dû s’exiler au 
Sud du Lac Victoria-Nyanza, et des 
le 15 novembre, 1885, une première 
persécution commençait, avec le mar- 
tyre de Joseph Mukasa, pour durer 


jusqu’au 27 janvier, 1887 avec la dé-’ 


capitation de Jean-Marie Muzeyi, Je 
22ième des martyres. 

On ne sait au juste le nombre de 
ceux qui périrent durant toute cette 
période, sinon de ces 22, mais ce qui 
est plus sûr, c'est que Ouganda n'a- 
vait eu que 8 années au plus d’évan- 
gélisation, quand ces jeunes chrétiens 
furent appelés à donner le suprême 
témoignage. Quelques-uns d’entr'eux, 
tels: Kizito, Gyavira, Mugagga et Mba- 
ga Tuzinde furent baptisés, le 26 mai 
1886, soit 8 jours avant d’être brulés 
vifs, à Namugongo, le 3 juin, 1886. 

Ces jeunes héros et intrépides con- 
fesseurs d’une Foi toute récente, étai- 
ent en même temps, des Martyres de 
la Chasteté. Les documents canoniques 
déposés à l’occasion de leur Béatifica- 
tion par Benoit XV, le 6 juin 1920, dé- 
montrent éloquemment que toute la 
haine du Roi, Mwanga, successeur de 
Mutesa, était inspirée par le refus ca- 
tégorique de ses pages chrétiens, à se 
soumettre aux instincts homosexuels de 
leur souverain. Déjà, en 1856, les ex- 
plorateurs Speke et Grant avaient no- 
té cette dépravation des moeurs de la 
cour du roi; même en 1875, Sir Henry 
Stanley, en était frappé, et l’attribu- 
ait à l'influence des Arabes. On com- 
prend mieux maintenant, le rôle pro- 
tecteur et glorieux d’un des martyres, 
Charles Lwanga qui, après la-mort de 
Joseph Mukasa, avait été mis à la té- 
te des 500 pages du roi. Il devait user 
de toutes sortes de superfuges pour 
soustraire des pages chrétiens à la ma- 
licieuse influence de Mwanga, qui 
d’ailleurs réalisait ce qui se passait. 
Jours après jours, Charles Lwanga de- 
vait subir les reproches du roi, ou en- 
core repousser ses cajoleries et ses pro- 
messes. Chaque fois que le roi appelait 
un de ces pages chrétien, ou catéchu- 
mène, Lwanga, le cachait, l’envoyait 
à d’autres travaux, ou inventait une 
maladie. Il risquait sa viel N le savait, 


et se préparait. 

Dans une atmosphère aussi chargée, 
Ja foudre devait éclater. Dans la nuit 
du 25 mai, 1886, le roi Mwanga fait 
appeler un page du nom de Mrwafu, 
un garçon de 14 ans, fils du premier 
ministre, Katikiro, et catéchumène. 
Miwafu ayant pris du temps à venir, le 
roi impatient demande où il était et 
ce qu'il faisait; “chez Denys, Sebugg- 
wawa, et à apprendre le catéchisme.” 
Le roi fait venir Denys, s'irrite au su- 
prême, saisit une lance, et transperce 
Denys. Mwanga sort furieux de sa hut- 
te, rencontre un autre chrétien, Hono- 
rat Nyonyintono (petit oiseau), ordonne 
qu’on le tue. Mwanga avait goûté le 
sang; exaspéré, il promit au premier 
ministre que tous les chrétiens y passe- 
raient, - 

Le lendemain, 26 mai, Grand Conseil 
à la cour. Les parents terrifiés aban- 
donnent leurs enfants à la colère du 
roi. Les pages sont aussitôt rassemblés, 
sommés d'abandonner la prière (religi- 
on); devant la fermeté des jeunes pa- 
ges chrétiens (que le R. P. S, Lourdel, 
PB. essaya vainement de sauver), le 
roi prononce d'arrêt de mort de tous 
ceux qui ont suivi Charles Lwanga. 

C'était vendredi, 26 mai, 1886. A 
2.00 p.m. Charles Lwanga, et ses com- 
pagnons, prenaient le chemin de Na- 
mugongo, distant de 37 miles, et un des 
lieux d'exécution. Il était réservé, pour 
le supplice des membres de la famille 
royale ou autres personnages de di- 
gnité; le supplice était toujours le 
feu. 

Le 3 juin, 1886, c'était le jour de 
l’Ascension dans l'Eglise. Une centaine 
de bourreaux s'étaient réunis près de 
Ja hutte de leur chef, Mukajjanga. Leur 
visage enduits de glaise rouge et de 
suie, des touffes de plumes flottant 
sur leurs têtes, des amulettes autour du 
cou, et des clochettes aux pieds, après 
une nuit passée à boire, les bourreaux 
dansaient maintenant, et chantaient un 
chant de guerre dont le refrain: “Les 
mères qui vous ont enfantés, vont pleu 
rer aujourd’hui; elles vont pleurer au- 
jourd’hui, oui, aujourd'hui”. Les jours 
précédents, et en cours de route, plu- 
sieurs chrétiens avaient soit été percés 
de lance, soit décapités. À Namugongo, 
ils restaient 18. Charles Lwanga, leur 
chef, fut abandonné à Senkole, assis- 
tant du bourreau qui selon la coutu- 
me, avait le droit de réserver une des 
victimes. “Au revoir, de crier Charles 
Lwanga, à ses compagnons, nous nous 
retrouverons au Ciel, dans une heure”. 
À 40 pied se dressait le bucher.: “C’est 
là que nous verrons Dieu”, dit l’un des 
Confesseurs.” 

Mukajjanga, le bourreau, essaya un 
dernier effort pour convaincre son fils, 
Mbaga Tuzinde (17 ans), de renoncer 
à la prière, “Le roi vous a ordonné de 
me tuer; faites ainsi”, de répondre 
Mbaga. 

Maintenant tout était prêt. Les mains 
solidement attachées derrière le dos, 
les jeunes gens furent enroulés dans 
des nattes de roseaux, transportés au 
bûcher par les bourreaux qui se mo- 
quaient d'eux: “Vous allez être rotis. 
Nous verrons bien si le Dieu en qui 
vous avez mis tant de confiance, vien- 
dra vous délivrer”. La réponse de Bru- 
no, vint aussitôt; “Vous pouvez brûler 
nos corps mais non nos âmes qui iront 
en Paradis”. 

Bientôt le bûcher devint une im- 
mense flamme, et si intense que les 
bourreaux durent se tenir à distance. 
Aussitôt que le feu se rabattait, ils y 
poussaient, à l’aide de longues perches 


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Mariage au Château Sturgeon 


Le 19 septembre avait licu en l’é- 
glise St-Emile de Legal le mariage de 
deux résidents du Château; Mme Julie 
Ferrière et M. Adolphe Bills. Le Rév. 
Père Primeau présidait, M. et Mme 
Pallicr d'Edmonton, (fille de M. Bills) 
leur servaient de témoins. 


La “jeune” mariée était charmante 
dans un ensemble bleu marin avec 
accoesoires bleu pâle et un corsage de 
roses, La dame d'honneur portait un 
ensemble bleu pâle avec corsage de 
roses, 

Soeur Piché touchait l'orgue et les 
Rév. Socurs du Couvent du Sacré- 
Cocur exécutèrent des cantiques ap- 
propriés. 

Ils se laissèrent promener à travers 
les rues du village dans une machine 
très bien décorée et puis se rendirent 
au Château où tous les résidents les 
attendaient avec un petit air de jalousie 

Un superbe banquet leur fut servi 
— étaient présents: Le Rév. Père Pri- 
meau, tous les résidents; les invités: 
M. et Mme Pallier (fille du marié) M. 
ct Mme Paul Chauvet, M. et Mme 
Walter Van de Walle, M. et Mme 
Georges Montpetit, M. et Mme Léo 
Carrière, M. et Mme Edward Pel- 
letier. 

Le gâteau de noce avait été fait et 
offert par Mme Keith Everitt. 


Le maître de cérémonie M. Keroack 
offrit les compliments de tous les con- 
vives au “jeune” couple ct leur pré- 
senta une bourse bien garnie. 

Le Rév. Père Primeau proposa le 
toast à la mariée, 

Le Rév. Père Garnier félicita les 
et de leur avoir fait une si belle sur- 
mariés d’avoir si bien fait les choses 
prise. Un remerciement spécial fut 
offert à Mme H. Jutman et ses dé- 
vouées aides. 

Un programme musical égaya Y'a- 
près midi et da journée se termina par 
des chants de folklore. 

Dames de Ste-Anne 


Le 28 septembre la réunion men- 
suelle des dames de Ste-Anne eut lieu 
au Centre Récréatif, L’exécutif pour 
cette année fut élu. 

Présidente: Mme Léo Charrois, 
Vice-présidente: Mme Lucien Mont- 
petit. 

Secrétaire: Mme Roger Caouette. 

Remerciements sincères à l'exécutif 
sortant de charge et succès au nouvel 
exécutif. 

Jardin d’enfance 

Mardi le 29 septembre, les mères in- 
téressés à envoyer leurs enfants au 
jardin d'enfance se réuniront au centre 
récréatif. 

Mme Léon Brisson sera la dirigeante 
et elle aura 18 élèves; Norbert St- 
Martin, Adrien Pelletier, Bernard Pré- 
fontaine, Roger Coulombe, Vivianne 
Leguerrier, Rose-Marie Pelletier, Guy 
Caouette, Juliette St-Martin, David 
Chauvet, Pauline de Champlain, Ross 
Dobson, Lori Pawluk, Mark Ozipko. 

La classe ouvrira pour ces tout pe- 
tits mardi le 6 octobre. 


Soyons fiers 
de parler français 


de nouveaux fagôts. Dans ce specta- 
cle d'enfer, on entendit un moment 
non des soupirs et des cris, mais des 
prières, jusqu'à ce que da mort fit son 
oeuvre. 

Pendant ce temps, Charles Lwanga, 
leur chef, souffrait le supplice du feu, 
aux mains de Senkole. C'était le “mar- 
tyres à petit feu”. Ses pieds étaient 
complètement brulés alors que le reste 
du corps était encore intact. “Appelle 
ton Dieu, lui disait Senkole, et voyons 
s'il peut te sauver”; et Charles Lwan- 
ga, de lui répondre: “Pauvre insensé, 
tu ne sais pas ce que tu dis. Il me sem- 
sur les pieds”, Aucun murmure ne sor- 
ble que tu me verses de l’eau fraîche 
tit de la bouche du martyr. 

Quelques mois plus tard, le 27 jan- 
vier, 1887, Jean-Marie Muzeyi, décapi- 
té, complétait le nombre de 22 mar- 
tyrs qui seront canonisés, le 18 octo- 
bre prochain. 

Charles Lwanga, et ses compagnons, 
priez pour nous. 


Nous avons besoin d’un 
é homme 

d'expérience : 
capable 

dévoué 
énergique 


our nous représenter aux 
Ecoles séparées 


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Page 3 


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ADRESSEZ 
UNE LETTRE? 


il faudrait ecrire 
sur voire enveloppe: 


1 Le nom du destinataire, 


Le numéro et le nom de 
la rue, ou le numéro 

du casier postal. La 
numéro de l'appartment 
ou du bureau d'affaires, 
s'il y a leu. 


La cité, la ville ou le- 
Village, et la zone 
postale, s'il v a lieu, 
La province, aussi, 


Votre nom et votre 
adresse au complet dans 
le haut du colin gauche. 


le facteur n'aura 
point à deviner- 
si la bonne adresse 
vous lui donnez. 


| CANADA | 


aux élections du 14 octobre 


BOILEAU, G. René 


DRE EE | 


Page 4 


OTJ — OTJ — OTJ - OTJ — 


OTJ — OTJ - OTJ -  OTJ — OTJ — 


LA SURVIVANCE 
OTJ — OTJ — OT) - 


OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ 


Mercredi le “ octobre 1964 
nes, 


OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ - 


oeuvre du Terrain de Jeux de St-Paul 


Qu'est-ce que l'Oeuvre du Terrain de Jeux? 


Huit balançoires à deux pour les plus petits qui s'amusent sous 
le regard du Directeur, 


Passe ballon chez les 5 à 7 ans: R. Malo, Russel, Lafleur, C. Malo, 
Leblanc, Maiïlloux, Routhier, J.-P. Bielech, Routhier, Leblanc, 
Kruk, Laramée, Routhier, Russel, Kossowan, Moniteurs: Eric 
Préville et Laurier Landry. | 


Ballon volant chez les 8 et 9 ans. Un bon coup de poing! 


Les 10 et 11 ans jouent au télégramme: Ernest Mercier, Bauder, 
Germain, R. Boychuk, Joly, J. Laramée, Demers, Leblanc, La- 
rochelle, Maiïilloux, Joly, Kossowan, L'Heureux. Moniteur: Ro- 


bert Noel. 


K K 


C'est une organisation de jeunes qui veut 

former l’homme complet 

grouper et protéger nos jeunes, leur 
donner un esprit sportif, par des 
jeux bien organisés 

aider la vie spirituelle des jeunes : une 
âme saine dans un corps sain 

développer le sens de la culture et de 
l'initiative des jeunes (sports, pein- 
ture, artisanat, musique, etc.) 

empêcher les jeunes de courir les rues, 


de s’embêter, de constituer des grou- 
pes de blousons noirs 
aider aussi au succès scolaire 
être un complément de la famille et de 
’école 
L'O.T.J. veut accueillir-tous les jeunes de 
St-Paul. Tout ce qué nous exigeons des jeunes 
qui viennent à l'Oceuvre du Terrain de Jeux, 
c’est qu'ils acceptent les règlements et la disci- 
pline qui leur sont proposés. 


Dirigeants de l‘'O.T.J. 


Directeur et aumônier: M. l’abbé Armand 
Beaupré, depuis 4 ans, Il avait déjà 12 années 
d'expérience avec les Patros. 

Assistants: Louis Lapatak et Huguette 
Dallaire. 

Cinq de nos jeunes sont allés à Pine Lake, 
Alberta, pour un cours sur l’organisation d’un 
Terrain de Jeux, en juin dernier. Ce cours 
était organisé par le Département de la Récré- 
ation et de la Culture physique de l'Alberta. 


Organisation 


Les dirigeants préparent Îe programme au 
cours de deux réunions hebdomadaires: une 
pour les directeurs seuls, et une autre pour les 
directeurs et les moniteurs. 


Deux des nôtre ont reçu les plus hauts honneurs 
de tout le groupe de participants, MM. Louis 
Lapatak et Louis Joly. 

Mile Huguette Dallaire a fait une année 
d'étude et deux années de service dans l’o orga- 
nisation des Terrains de Jeux. 

Secrétaire: M. Denis Neveu 

Moniteurs: 14 garcons et filles (de 14 à 
16 ans) 


générale 


Les j jeunes sont divisés en quatre groupes 
d'âge: de5 5 à 7 ans, de 8 et 9 ans, de 10 et 11 ans 
de 12 à 15 ans. 


chapitre premier 


Programme journalier 


A.M. 
9.30 Rassemblement général 
9.45 Jeux en équipes 
10.20 Temps libre 
10.40 Jeux en équipes 
11.20 Rassemblement général 
11.30 Fin des activités 


Lundi: a.m. jeux organisés; p.m. passe-temps 
ou activités culturelles 

Mardi: a.m. jeux organisés; p.m. pique-nique 

Mercredi: aucune activité 


P.M. 
1.30 Rassemblement général 
1.45 Jeux ou passe-temps 
3.15 Temps libre 
3.30 Jeux ou passe-temps % 
4.30 Fin des activités et visite à l'Eglise. 


Jeudi: am, présentation cinématographique ; 


p.m. activités culturelles 
Vendredi: jeux organisés toute la journée 
Samedi: pique-nique toute la journée 


chapitre deuxième 


Activités récréatives et culturelles (7 semaines) | 


Cours de natation et de sauvetage: 


une leçon par jour pendant 3 semaines (du 
6 au 27 juillet), avec 5 instructeurs diplômés 
de la Croix Rouge Canadienne. 

Jeux divers: 
7 équipes de balle molle et de balle dure, 8 
parties par semaine; 8 trampolines ; 8 balan- 
goires à deux; courses à relais; jeu de dra- 
peau; ballon volant et ballon panier; ballon 
prisonnier; plusieurs autres jeux pour l’ex- 
térieur et l’intérieur, ete. 

Danse pour fillettes de 10 ans et plus: 
folklore, danses suédoises, écossaises, aus- 
traliennes, deux leçons par semaine. 


Activités culturelles : 


10 heures par semaine, pendant 3 semaines: 
28 juil. - 20 août. 
Quatre professeurs bénévoles : 
Mme Stella Tremblay, peinture et fleurs 
artificielles ; 
Mme Ordonné Leroux, bricolage et travaux 
de jonc; 
Mme Guilbeault, tricot et maille ; 
. MmeT. Généreux, cuir repoussé. 
Présentation cinématographique: : 
Un film chaque semaïne, français et anglais 
alternativement. Parmi les films mention- 
nons : Courage of Lassie, Les conscrits, Sign 
of Zorro, Les castors, Carnaval de Québec, 
Jean au chantier, etc. 


chapitre troisième 


Les participants 


Cours de natation et de sauvetage: 
Trois semaines de lecons, du 6 au 27 juillet. 
Nous avions 225 inscrits, dont l'âge variait 
de 7 à 20 ans. Il y avait les sections suivantes : 
commençants, juniors, intermédiaires, sé- 
niors, médailles de bronze. 


Ces cours se donnaient au lac St-Vincent, à 


13 milles de St-Paul, ce qui requérait 6 
voyages par jour. 

Au terrain de jeux: 
Sept semaines d'activités, du 6 juillet au 20 


Mille Denise J oly gagne le premier prix de 
peinture pour la perfeetion de son travail. 


août. Il y avait 175 garconnets et fillettes 
d'inscrits. Environ 140 enfants étaient Ià 
chaque jour. 
Trampolines : 

Il y a 2 ans, l’organisation du Terrain de 
Jeux a fait l'achat de 8 trampolines. Tous 
les jours des centaines d’enfants et d'adultes 
venaient pratiquer ce genre d’exercice. Tous 
étaient bienvenus. Le soir, c'était beau de 


voir des parents venir sauter avec leurs 
enfants. 


Les monitrices donnent l'exemple. Mile 
Lise Leblanc gagne le premier prix par- 
mi les monitrices. 


Heureuses les paroisses qui 


. OTS — OTJ — OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - OTJ à OT. - OTJ,- OT - OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - (OTJ - OTJ — OT - 


On ; joue à la balle. Un des trois nn aneies de balle 


Les 8 trampolines où des centaines de jeunes sautent à coeur- 
joie le jour, et les parents avec eux le soir. 


DS RRQ S UNE PENSER 


On Sporeud à tricotter avec Me Guilbault. Miles ue 
‘ J. Van Brabant, Hamel et Joly. 


Mine Stella Tremblay montre comment fabriquer des fleurs. 
Miles Joly, D. Latortune, D. Joly, M. Bielech, L. Boisvert et Lord. 


profitent 


OTJ - OTJ _— OTJ - 


Mercredi le 7 octobre 1964. 


OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ — 


LA SURVIVANCE 


ne 


pm em A Oo nm ma 


Page 5 


= 


OTJ — OTJ - OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - 


marquera bientot son 10" anniversaire 


chapitre quatrième 


est Fe cs 
Cours de dessins pour les fillettes de 5 à 8 ans. Monitrices: Miles 
M. Dallaire, Buchenelle et Lise Leblanc. 


dv. RS 


Les jeunes aiment les animaux. Voici quelques peintures et 
mosaiques affichées à l’exposition. 


Administration 
Les salaires: 


cours de natation: 3 semaines, de 9.30 à 4.30 
Instructeurs en charge, #175; ses 4 assis- 
tants, $125 chacun pour la saison. 

terrain de jeux: le directeur n'a pas de sa- 
laire - le secrétaire et les deux assistants 
ont #15 chacun pour la saison - les J4 
moniteurs #25 chacun pour la saison. 


Inscription : 


La question d'argent ne doit jamais empé- 
cher un enfant de participer à nos activités. 
Pour les cours de natation et le transport des 
enfants par autobus, il en coûtait aux 
membres de l'OT.J.: 4 pour un enfant, 


#1 par enfant additionnel; . 
non-membres de l’O.T.J.: $5 pour un en- 
fant, $2 par enfant additionnel, #10 pour 
une famille. 
Récompense pour les plus assidus: 
I1 n’en coûtait que dix cents par enfant 
pour venir en pique-nique ou pour assister 
à une représentation cinématographique. 
Mais pour y prendre part, fallait que les 
jeunes prennent part à au moins 6 activités 
sur 8, qu'ils s’y soient distingués par leur 
bonne conduite et leur maintien général. 
Ainsi, films et pique-niques étaient une ré- 
compense. 


chapitre cinquième 


Activités diverses 


Billets de l'O.T.J. 


À l’occasion des différents jeux et activités, 
les moniteurs donnent un billet de 'O.T.J. 
au gagnant ou à chaque membre d’une équi- 
pe gagnante. La couleur de ces billets varie 
selon l’échelle des valeurs de l'O.T.J. 

Le but de ces billets est d'encourager les 
jeunes à développer l'esprit d'équipe, d’en- 
traide. Aussi est-ce un excellent moyen de 
récompenser le jeune à l’occasion d’un jeu 
non seulement pour sa victoire, mais aussi 
pour sa franchise, son honnêteté, sa politesse, 
son civisme, son esprit sportif. 

Pour punir un jeune qui n’obéit pas ou qui 
manque d'esprit sportif, le moniteur peut lui 
réclamer un de ses billets déjà gagnés, c'est 
une amende qui fait réfléchir et aide à la 
formation. Ces billets lui serviront lors de 
la clôture des activités de la saison. : 


Pique-niques : 


Nos pique-niques nous ont amenés au Lac 


St-Vincent, à la plage de Mallaig, à St-Brides 
Ashmont, Spedden, Vilna, Garner Lake, 
Bonnie Lake, ete. 

Le maire et la mairesse de l'O.T.J. 
Les jeunes votent pour élire leur maire et 
leur mairesse, Des candidats sont choisis 
parmi les plus âgés du groupe, et ils sont pro- 
posés comme futurs candidats. 
Nous avons deux procédés pour faire l’élec- 
tion: soit par la vente de billets au profit de 
FO.T.J., soit par les qualités des candidats 
eux-mêmes. 

La parade des jeunes: 
Depuis deux ans, les organisateurs de la jour- 
née familiale de St-Paul ont confié à l'O.T.J 
la responsabilité d'organiser la parade des 
enfants. Les jeunes préparent eux-mêmes la 
décoration des bicyclettes et des tricyclettes. 
Sur leurs petites voitures, les jeunes prépa- 
rent des chars allégoriques qui représentent 
différents thèmes. 


chapitre sixième 


Jour de clôture 


Grand tournoi de balle: 


Les équipes séniors et les équipes juniors ont 
leur tournoi qui dure toute la journée, et la 
grande finale pour les deux catégories a lieu 
Je soir, 


Exposition des travaux manuels: 


Sous l'oeil vigilant des moniteurs, les jeunes 
préparent l'exposition des travaux exécutés 
durant la saison. Un groupe d’adultes sont 
invités à faire le choix des meilleurs travaux, 
et les noms des premiers sont publiés dans les 
journaux. 


Kermesse: 

Au cours de cette soirée, une grande ker- 
messe est organisée pour tous les enfants. 
Les moniteurs dirigent les différents jeux 
auxquels les enfants peuvent participer. 
C’est l’occasion pour les enfants de se servir 
des billets recueillis au cours de la saison. 
Ainsi les jeunes peuvent payer avec ces bil- 
lets de l’O.T.J. le prix demandé pour les jeux 
pour acheter des friandises, etc. 

Tous les parents et amis sont invités à venir 
encourager les enfants de leur présence, eux 


Le bricolage est toujours intéressant, surtout avec l’aide de 
Mme Leroux. Ici, Réal Labrie, Ray Poulin, Routhier, Laramée. 


ee 


Le travail d'équipe est en honneur à l'OT.J. Voici ‘la dernière 


PA $ 


cène’ réalisée par Ray Routhier, Her. Laramée, Denis Carrier 


et Paul Carrier. 


aussi peuvent participer aux activités de la 
Kermesse, 


conclusion 
Nos délégués à l'Association Canadienne des Loisirs 


A $t-Paul, plusieurs organisations de jeu- 
nes ont été mises sur pied: scouts, guides, 
choeurs de chant, J.E.C., terrain de jeux d'été, 
nombreuses équipes de gouret en hiver, etc. 

Pour ce qui concerne l'O.T.J., cette orga- 
nisation a fait ses preuves depuis dix ans, eroy- 
ons-nous. Elle a aidé grandement à promouvoir 
une éducation saine chez les jeunes de St-Paul: 
non le sport pour le sport, mais un sport forma- 
teur et sain. Aussi avons-nous organisé non 
seulement des sports, mais des loisirs culturels 
et des loisirs sociaux pour les jeunes. Certes il 
reste beaucoup à faire, mais nous sommes con- 
fiants de progresser chaque année. 

Car l’O.T.J. veut travailler non seulement 
pour aujourd’hui mais pour l'avenir. 

La formation d’un personnel compétent 
pour l'orientation et la direction des activités 
sportives demeure au plus haut point le fac- 
‘teur primordial en ce domaine. 

I'O.T.J. veut préparer des jeunes non 


seulement pour St-Paul, maïs pour l’avenir de 
ces jeunes qui pourront ‘servir’ dans les mi- 
lieux où ils vivront demain. 

Dans ce but, l'O.T.J. a pu envoyer trois 
jeunes à des Cliniques nationales dans la pro- 
vince de Québec. Du 20 au 26 août, ils étaient 
à la clinique pour la formation des moniteurs, 
à Ste-Agathe-des-Monts, du 27 août au 3 sep- 
tembre, ils étaient à la Rivière-du-Loup, étu- 
diant la formation des futurs directeurs de 
centres de loisirs. Îl y avait des délégués de 
toutes les provinces, riches contacts pour les 
moniteurs qui ont vu ce que les autres font, ct 
ce qu’ils peuvent faire pour améliorer leur tra- 
vail au service des jeunes. 

Comme l'OT.J. de St-Paul est affiliée à 
l'Association canadienne des Sports, de la Ré- 

- création et de la Culture, la dite Association 
a payé 15% des dépenses de nos trois repré- 
sentants à leurs assises d'études : Mile Huguette 
Dallaire, MM. Guy Germain et Léo Labrie. 


L'abbé Beuupré souhaite bon voyage aux trois délégués qui 
partent pour les sessions d’études au Québec. 


Exposition à la caféteria de l’école. Travaux et décorations ont 
été faits par les jeunes eux-mêmes. 


. M. l'abbé Armand Beaupré, le po- 
pulaire ami des jeunes de St-Paul, De- 
puis quatre ans qu'il dirige l'O.T.J. 
.avec tout l'élan qui convient à une ceu- 
vre de ce genre. Nous le félicitons et 
remercions au nom des parents qui - 
lui confient leurs enfants, et qui ap- 
précient à plein son dévouement à 
toute épreuve. : 


d'une aussi bienfaisante organisation! “À 


OT) — OTJ - OTJ — OTJ — OTJ — OTJ - OTJ — OTJ - OTJ — OTJ - OTJ - OTJ — OTJ - OTJ - OTJ - OTJ - 


Il y a place pour toutes les ini- 
‘tiatives! Kenneth Kosowan a con- 
çu lui-même ce travail. 


Peintres en herbe! Monique Bie- 
lech gagne le 1er prix de son grou- 
pe pour l'application et le fini 
qu’elle a mis dans son travail. 


93 ont travaillé le euir repoussé. Les pre- 1. 
miers prix vont à Hervé Laramée et Ray 
Chrétien. 


Prix attibués pour la précision dans le 
travail: Hervé Laramée, ler prix : Ray- 
mond Routhier, 2e prix. 


TJ - OTJ = OTJ - OTJ.- OTJ - OT) - 


Page 6 


A 


l’Antenne 
de 


Le petit ensemble 


L'émission hebdomadaire du Petit 
Ensemble vocal revient à l’horaire du 
réseau français de radio, à compter du 
mardi 6 octobre. 


Son réalisateur, Jean-Yves Contant, 
est heureux d'annoncer à tous les audi- 
teurs que, cette année, le Petit En- 
semble vocal se fera entendre durant 
une demi-heure au lieu d'un quart- 
d'heure comme J’an dernier. 


Fondé en 1956 par Georges Little, 
ce quatuor vocal est composé actuelle- 
ment de Claire Grenon-Masella, so- 
prano;: de Marcelle Dumontet, con- 
tralto; de René Lacourse, ténor, et de 
Claude Létourneau, basse. Au cours 
des précédentes séries de concerts, le 
Petit Ensemble a offert un vaste pano- 
rama du répertoire polyphonique, al- 
lant de l’âge d’or de la Renaissance 
jusqu'aux compositeurs contemporains. 


Durant cette nouvelle saison, le Petit 
Ensemble vocal présentera presque 
exclusivement de la musique romanti- 
que allemande. Après la première 
émission du 6 octobre, consacrée aux 
chansons à trois et quatre voix de Ha- 
dyn, nous entendrons, au cours des 
semaines suivantes, des oeuvres de 


ce 


vocal nous revient 


Brahms, de Schumann, de Schubert, de 
Mendelssohn et de Beethoven. 


La musique polyphonique de 
Brahms est assez connue, Pourtant, ce 
musicien a écrit de nombreux recueils 
pour plusieurs voix en plus de ses 
trente recueils de lieder. Ces mélodies 
et ces chansons qui empruntent sou- 


vent leur thème aux traditions folklo- 


riques sont écrites pour deux ou quatre 
voix avec accompagnement de piano. 
Dès le mardi 13 octobre, le Petit En- 


semble vocal interprétera les Chan- 


sons tziganes à quatre voix. En novem- 
bre et en décembre, nous entendrons 
notamment les Liebesliederwalzer et 
plusieurs chansons qui nous rappelle- 
ront l'importance de l'oeuvre de 
Brahms dans le répertoire vocal, 


Le 20 octobre, nous entendrons les 
Spanische Liederspiel de Robert Schu- 
mann, et au cours de la semaine sui- 
vante, les (Chansons écossaises de 
Beethoven. 


Ainsi, la nouvelle saison du Petit 
Ensemble vocal en sera une de musi- 
que romantique allemande. 

Le Petit Ensemble vocal, chaque 
mardi soir à 8 heures, à la radio. 


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LA SURVIVANCE 


Harpo Marx, membre des Marx Brothers qui font rire 


les Américains depuis des années à la radio et à la télé, 
vient de mourir à l’âge de 75 ans. 


Airs de foi 


Les Editions Ed. Archambault, 500 
est, rue Sainte-Catherine, Montréal, 
nous apportent trois enregistrements 
de tonalité bien différente, mais tous 
agréables. 

Voici tout d’abord un enregistrement 
Select SP-— 12-119 portant titre 
“Psaumes et veillées de votre temps”. 

"est un album d’un seul disque 
avec paroles disponibles pour ceux qui 
les désirent. 

Les psaumes sont interprétés par les 
Chantovents sous la direction de Geor- 
ges Cour et le choeur de la Cité est 
dirigé par François Marthy. 

I] y a ici douze pièces dont plusieurs 
sont de G. Thomas, de F. G. Marthy 
et du Père Duval S.J. 

Aüïrs profanes et psaumes alternent 
dans un arrangement fort pertinent. 

Voici quelques titres: “Ne pleure 
pas”; “Par la main”; “La lumière 
jaïllira”; “Pour gagner le ciel”; 
“Psaume 84’ “que tes demeures”; “Si 
un beau jour”; “Marche de copain- 
ville”; “Compagnons de ma jeunesse”. 

Tout cela convient à tous ]es milieux 
dans les presbytères, couvents, collèges 
et dans les foyers chrétiens. 

- » + * 

Une première sélection Select M- 
298-082 nous permet d'entendre “Les 
Missiles”. 

Quatre jeunes garçons de 19 ans 


Le chapelet 
à CHFA 


P. N. Durant la saison du gouret, 
nous regrettons de ne pouvoir dif- 
fuser le chapelet le samedi soir. 


OCTOBRE 


8. Les Paroissiens de Guy. 

9. Les Employés de l'Hôpital 
Miséricorde, Edmonton. 

. Le Conseil LaVerendrye des 
Chevaliers de Colomb, Edm. 

. Famille Zéphir Normandeau, 

Edmonton. 

Les Paroissiens de la Cathédrale 

de St-Paul. 

Famille Eugène Trottier, Edm. 

. Les Employés de l'Hôpital Gé- 

néral, Edmonton. 

Famille Achille Labbé Falher. 

. La Paroïsse de St-Albert. 

Famille Paul Goutier, Vermillion 

. Les Dames de Ste-Anne, Bon- 
nyville. 

. Famille Arthur Robert, Edm. 

. Famille Joseph Lemire Sr, 

Falher. 

Les Paroissiens de la Cathé- 

drale de St-Paul. 

. Famille de Mme Yvonne Lauzé 
de Falher. 

. Les Paroissiens de Donnelly 

. Les Veïllards du Foyer You- 
ville, St-Aïlbert. 


no 
Fr 


27. 


et de joie 
interprètent divers airs dont notam- 
ment: “Sacré Dollar”; “Tu changras 
d'avis”; “Je ne veux plus t'aimer”; 
“Salut Larry: “Je tourne en rond’; 
“Le rêveur”. 

Là encore c’est la guitare: guitare 
solo, guitare basse, guitare comme 
accompagnement ct le dernier inter- 
prète est à la batterie. 

C'est gai, c’est jeune mais ce n’est 
pas nouveau et c’est bruyant. 

Laissez cela à vos jeunes car la dis- 
position d'esprit pour entendre cela ne 
dure qu'un temps. Et cela éloignera 
nos jeunes des dangers moraux de li- 
naction. 

* # + 

Notre dernier disque est intitulé 
“Aventure” S.P—12-120, 

Cette fois l’album Select nous pré- 
sente encore Les Chantovents avec le 
même directeur et (Christiane Oriol 
dont l'orchestre est dirigé par Jacques 
Lacome. 

Au lieu de douze airs il y en a treize 
dont: “L'aventure”; “Une rose rouge”; 
“La route”; “L’aviron”; ‘Passeport 
pour l'aventure”; “Les souliers dorés”; 
“La belle si nous étions”; “Le men- 
diant”. 

Un très beau disque pour tous sans 
exception. 

Rodolphe Laplante. 


Films français 


À la Bibliothèque 
municipale 


MARDI, LE 13 OCTOBRE, À 7.30 
PM. 


De Paris aux châteaux de la Loire. 
couleur. 30 mm. 

Réalisateur: Albert Lamorisse. Mu- 
sique de Georges Van Parys. Ce film 
nous transporte de Paris à Tours, aux 
Châteaux de Langeais, Angers, Sau- 
mur, Ussé, Chinon, Azay-le-Rideau, 
Chaumont, Chenonceau, Loches, Va- 
lenay, Chevemy, Chambord et Blois. 
Une intrigue anime le récit. Très belles 
images. Prises de vues aériennes par 
système télévision. Texte de Albert 
Guyot dit par Bernard Marcay et 
Jean Fontaine, 

L'épouvantail. 
couleur, 10 mm. 

Dessin animé de Paul Grimault. 
Deux jeunes oiseaux s'aiment avec ia 
complicité d'un épouvantail à tête de 
citrouille. Un chat perfide, désireux 
de des croquer, sera capturé par lé- 
pouvantail. | 
Après le bagne. 
noir et blanc. 16 mm. 

Difficultés qu'éprouve un ancien 
prisonnier à sa sortie du pénitentier. 
(Prix Palmarès du Film canadien.) 


Comité du Chapelet, 
Poste CHFA, 

10012 - 109%e rue, 
Edmonton, Alberta, 


Mon cher Monsieur, 


dé Bises jui 


Veuillez trouver ci-inelus mon offrande 
pour aider au maintien de la récitation 


quotidienne du Chapelet à la Radio. 


Nom 


CÉCECEES CELL ELELE LEE CCC EP EEE ECC EEPOC EPST PER PPCC CCC COOP OOE EN CTEC CEE CPE EE PEL E EEE TES 


Adresse TT EE UE 


Mme N. Turgeon 


sonsoseensesstsensensse 


Les entrepreneurs en funérailles “Park Memorial Ltd.” ont à leur emploi deux personnes 
de langue française qui se feront un devoir de vous servir en français si vous le désirez. 
Park Memorial Ltd. peuvent s'occuper de funérailles n'importe où en Alberta. Ils ont des 


succursales à Végreville, Mayerthorpe, Lamont, Smoky Lake, Vilna, Myrnam et Wildwood. 


Luc LaFrance 


PARK MEMORIAL LTD. 
“La Chapelle sur le Boulevard” 


© 9709 - 111ème avenue; Edmonton © Tél: GA 22331 — GA 4-1633 | 


Chevaliers 
de Colomb 


Conseil P. L. Fouquet 
Message du Député Grand Chevalier: 

En l'absence de notre Grand Che- 
valier, le frère Euclide Hébert, pré- 
sentement en vacances, il revient à 
notre Député Grand Chevalier, le 
frère Ulric Dandurand, de nous com- 
muniquer le message habituel des of- 
ficiers pour la présente édition du 
bulletin: 

Le mois de septembre, qui vient 
tout juste de se terminer, a été des 
plus” encourageants pour notre Con- 
sil et rempli de nombreuses activités. 
Soulignons entre autres la réunion gé- 
nérale du 2 septembre, au cours de 
laquelle notre dévoué Intendant, Je 
frère Paul Gagnon, ainsi que le frère 
Dr Henri St-Louis, M.D., nous ont 
présenté et expliqué un film des plus 
instructifs sur un projet monstre d’ha- 
bitations pour vieillards et autres per- 
sonnes retirées à White Rock (“Peace 
Arch Enterprises”). Un goûter fut ser- 
vi à l'issue de cette réunion. Le 9 sep- 
tembre, ce fut l'assemblée de J'Exécu- 
tif. On avait le plaisir d’avoir parmi 
nous, ce soir-là, notre Député de 
District, le frère Albert Lefebvre. On 
y organisa les activités des prochaines 
semaines, spécialement la retraite an- 
nuelle à Ladner et la récitation du 
rosaire dans l'un ou l’autre foyer des 
frères chevaliers, chaque soir d’octo- 
bre. 

Quand vous lirez ce message, la 
retraite fermée à Ladner aura eu lieu. 
Dès maintenant, nous pouvons dire 
que, grâce au frère Bernard Ouellette, 
elle fut un succès. En effet plus de 
20 frères y ont participé, done 10 de 
la paroisse. Nous aurions souhaité 
évidemment un plus grand nombre 
de participants, mais c'est déjà un 
progrès sur l'an dernier. Ce qui fait 
espérer un plus beau succès encore 
pour da prochaine retraite. La retraite 
de cette année eut lieu du 25 au 27 
septembre et fut prêchée par le RP. 
Joseph Serrurot, O.M.I, de Fatima, 
Maillardville. 

Aux diverses sections du programme 
des Six Points, on travaille ferme à 
déterminer les activités d'automne pour 
chaque Comité. Vous en serez infor- 
més lors de la prochaine réunion plé- 
nière. 

Nous sommes heureux d'apprendre 
que notre avocat, le frère Victor Mar- 
tin, maintenant en convalescence chez 
lui, va de mieux en mieux, Nous lui 
souhaitons plein et prompt rétablisse- 
ment. C'est à regret que nous vous 
annonçons Je départ de Vancouver d’un 
de nos anciens Grands Chevaliers, le 
frère Raymond Gaudry. Il vient de 
faire lacquisition d’un hôtel à Ash- 
croft, C.B. Nous lui souhaitons tous 
les succès, dans l'espoir de de revoir 
parmi nous de temps à autre. Bonne 
fin de vacances à nos deux voyageurs 
les frères Hébert et Gagnon, en va- 
cances pour un mois avec leurs Dames. 
C'est un repos bien mérité! 

Voici quelles seront les principales 
activités du Conseil pour octobre: le 
7: assemblée très importante à laquelle 
participera le frère Angus MacDonald, 
du Conseil de Vancouver. Il nous par- 
dera d’un projet d’Hospice pour Vieil- 
lards que veulent organiser les Che- 
valiers de la C. B. Le 9: Réunion 
d’endoctrinement des officiers au lo- 
cal du Conseil de Point Grey (3660-27 
Ave Ouest). Tous les officiers de notre 
Conseil et les présidents des Six Points 
y sont conviés; le 21: deuxième assem- 
blée régulière d'octobre, au cours de 
laquelle se fera l'installation des nou- 
veaux officiers du Conseil pour l'an- 
née courante 1964-65. Cette cérémo- 
nie aura lieu en notre salle paroissiale 
à 8h.15 précises. 

Au plaisir de vous revoir mercredi 
prochain, le 71: 

Ulric Dandurand 
Député Grand Chevalier 
Prochaines activités catholiques: 

Comme le frère D'andurand vient 
de signaler dans son message, le pré- 
sident de nos Activités Catholiques, 
le frère Bernard Ouellette, veut lancer 
cette année l'initiative du chapelet dans 
un des foyers des frères chevaliers 
chaque soir du mois du Rosaire. Un 
bon nombre de frères ont déjà accep- 
ter d'y participer. Le frère Ouellette 
en fera rapport mercredi soir prochain. 
Cette initiative veut être la part du 
Conseil Fouquet pour le succès de la 
8e session du Concile Vatican IL, pré- 
sentement en cours à Rome. 

Activités de la jeunesse en septembre: 

Le frère Georges Pilon est de nou- 
veau l’akéla de nos Louveteaux, (une 
bonne, trentaine) cette année. Nous 


ARE AIT at DE CE UML PSE 


RARE EPP NAT 


RE 


-à 8h.00 dans le 


ÉSRSAUTE 


4 — 


La semaine à 


TEMOIGNAGES 


(une émission de Radio-Sacré-Coeur) 
(du 12 au 16 octobre) 


LUNDI: M. Jean-Paul Pelletier: “Une semaine missionnaire” 


MARDI: P. François Pouliot, O.F.M., 
“Là où l'Eglise fonde des coopératives” 


MERCREDI: M. Louis Bérubé, “Les missions, Ça te regarde” 
JEUDI: P. Roger Tessier, P.B., “Jean XXIIE remue l'Afrique” 


VENDREDI: P. Cantius Matura, O.F.M. 
“Pourquoi pas toute la messe en chinois?” 


CHFA — 680 — 4h.45 à 5h. p.m. 


Q———————————— 


Jui souhaitons bon succès et lassurons 
de la coopération des frères toutes Jes 
fois qu’il jugera nécessaire de recou- 
rir à eux pour le meilleur fonctionne- 
ment de la Meute. Nous regrettons que 
le frère Wilfrid Lefebvre, à cause de 
lourdes obligations familiales et com- 
merciales, se voit dans la nécessité de 
discontinuer cette année ses activités 
en faveur de nos Scouts, pour lequels 
il s'est dévoué sans compter durant 
deux ans. Nous l’en remercions cha- 
leureusement au nom du Conseil et de 
tous nos jeunes. Nous sommes assurés 
que le frère Lefebvre conserve tout 
son intérêt à nos jeunes et qu'il saura 
encore à l’occasion des aider. 

XXe Congrès annuel de la Fédération 

CF. 

Les 10, 11 et 12 octobre, à Notre- 
Dame de Lourdes, Maillardville. L’a- 
gent de liaison de la Fédération, M. 
Roméo Paquette, responsable de l'or- 
ganisation du Congrès et du secréta- 
riat général de la FCFC, invite tous les 
membres du Conseil Fouquet à par- 
ticiper à l'une ou l’autre des sessions, 


surtout à celle de dimanche soir, 11. 


octobre, à 8h.00, au cours de laquelle, 
M. Séraphin Marion, conférencier é- 
mérite du Québec, parlera de “Nos 
raisons d'espérer”. Pour plus de détails, 
consulter le programme détaillé du 
Congrès qu’on a inclus dans la Semai- 
ne Paroissiale de dimanche dernier. 
Cordiale bienvenue à Vancouver au 

TR. Père Philippe Meek, S.S.S.: 

Provincial des Pères du €. St Sacre- 
ment du Canada. présentement en vi- 
site canonique au Monastère de la rue 
Heather. Le ‘TR. Père Meek est Le frè- 
re du R. P. Henri Meek, curé de St- 
Sacrement. Nous lui souhaitons un re- 
posant et fructueux séjour en Colom- 
bie, “the most beautiful Province” 
après “La belle province”, il va sans 
direl 
Prochaine réunion générale du Conseil: 

Mercredi soir le 7 octobre, à 8h.00 
précises, à la salle paroissiale. Faites 
effort pour y être. Nous avons. besoin 
de la coopération de tous pour faire un 
succès de cette nouvelle année d’acti- 
vités du Conseil. 

+ + « 
— Autres nouvelles — : 

Mlle Aline Blain d’'Edmonton a don- 
né un récital de chant, le 27 septembre 
“Recital Hall” du 
Théâtre Queen Elizabeth. Le prix d’en- 
trée était de $1.50. Mlle Blain, lauréa- 
te d’'Edmonton, est donc une jeune ar- 
artiste canadienne-française de grand 
talent, qui nous à fait passer une très 
agréable soirée. Elle est la nièce de 
M. Elphège Gouin. 

e- e e 

Voici les. noms des officières du 
comité protecteur des Guides et Jean- 
nettes pour 1964-65: Prés: Mme Jos 
Bauch; Vice-prés: Mme Cyril Binette 
Sec.: Mme Chs.-E. Tremblay; Ass.-Sec. 
Mme John Cooshek; Trés: Mme Nar- 
cisse Lecavalier; * Conseillières: Mme 
Camille Albert. Mmes Paul Peloquin, 
Roger Peloquin, N. Abramowich et 
CD Ouellette, Félicitations et suc- 
cès 


Officiers de 1964-65 , 
Aumônier: R.P. Zéphirin Bélanger, s.s.s. 
Grand Chevalier: Euclide Hébert. 
Député Grand Chevalier: Ulric Dan- 
durand. 

Secrétaire financier: Joseph E. Audette. 
Chancelier: Oscar Loiselle. 
Cérémoniaire: Roland Lefebvre. 


a : e 
LS . | H 


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. HORAIRE DE MESSES 


Au service des Canadiens français 
à Edmonton 


IMMACULEE-CONCEPTION: 1084 . ave et 96e rue — 
on. 9h.00 — 10h30 — 12h.00 et 5h00 pm. 


SAINT-JOACHIM: 99e avenue et 110e rue — 
6h30 — 8h. — 9h.30 — 11h. — 12h.30 


SAINT-THOMAS : 8520 - 91e rue — 
Dimanche: 8h. — 9h.30 — 1ih. 


RES 


. Des prières seront offertes pour le repos de l'âme -dont 
* les restes mortels reposent dans les cimetières suivants: 


Saint-Antoine, 106 rue et 53 avenue 
Saint-Joachim, 107 avenue et 117 rue 
Sainte-Croix, Route Saint-Albert ; 
Ainsi que pour les âmes de tous les fidèles trépassés 
Dimanche le 11 octobre à 2 heures p.m. 
‘au cimetière Sainte-Croix 
au nord de la ville, sur la route de St-Albert 


Cimetières Catholiques d'Edmonton 
: : 11237 ave Jasper, Tél, 482-3122 


. Mercredi le 7 octobre 1964 


‘ 


Avocat: Victor Martin. 

Trésorier: Léo Désautels. 
Secrétaire-archiviste: Roger Peloquin 
Intendant: Paul Gagnon. 

Garde Interne: Pierre Benoit. 

Garde Externe: Télesphore Guenette, 
Premier Syndic: Arthur Beaubien. 
Deuxième Syndic: Paul Gagnon. 
Troisième Syndic: Raymond Bourget, 


Comité des “Six Points” 
Président: Ulric Dandurand. 
Activités catholiques: 
Président: Bernard Ouellette. 
Activités du conseil: 
Président: Louis Hetet, 


‘Publicité — relations publiques: 


Président: Lazare Moreau 

Activités fraternelles: 

Président: Emile Chabot, 
Recrutement — assurance — conser- 
vation: 

Président: François Coulombe 
Activités de la jeunesse: 

Président: Wilfrid Lefebvre. 


æ 


A CBXT et CBAXT-1 


Programmes 
français 


Samedi, 10 octobre: 

Note: Pas de programmes français 
en raison des émissions spéciales sui- 
vantes: Visite Royale, et Le champion- 
nat mondial de Baseball. 


Dimanche 11 octobre: 
9.30 am. à 10.30 a.m. —— Récital de 
Claude Léveillé — Ce récital de Clau- 
de Léveillé a été enregistré dernière 
ment par Jean Bissonnette à la Place 
des Arts, Les admirateurs de Claude 
Léveillé, ceux qui se trouvaient à la 
Place des Arts, ce soir-là et surtout 
ceux qui n’ont pas eu da chance d'aller 
lapplaudir, seront ravis de pouvoir 
l'entendre à la télévision. Accompagné 
d'un orcherstre sous la direction d’An- 
dré Gagnon, Claude Léveillé chantera 
quelques-uns de ses plus grands succès. 
Pour les uns, Claude Léveillé est 
avant tout poète, Pour les autres, il 
est musicien accompli puisqu'il joue 
de quatre instruments: le piano, la 
flute, l'accordéon, et J’harmonica. Mais 
c’est le poète et le musicien réunis qui 
ont fait de lui l’un de nos plus brillant 
chanteurs-compositeurs. 


10,30 am, à 10.45 am. — Langue 
vivante — Un programme de linguis- 
tique, et au sujet de da langue française 
Animateur: Jean-Marie Laurence. 


10.45 a,m, à 11.00 am. Sans cérémonie 
— Programme en provenance de 
Winnipeg. Animateurs sont: Jacques 
Ouvrard, journaliste, et Georges La- 
flèche, chansonnier. Leur invité cette 
semaine est Monsieur Etienne Gaboury 
architecte de Saint-Boniface qui tst 
à se tailler une renommée interna- 
tionale. 


FERD NADON 


BIJOUTIER 


REPARATION DE MONTRES 
ET BIJOUX 


en face de la “Bay” 
10115 - 102ème rue. Edmonton 


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seeecererseereenpeneeninnnnenneenEadtndriE 


Mercredi le 7 octobre 1964 


Avis 
aux jeunes Français 
En exécution de l’article 10 
sur le recrutement de l’armée, Je Consulat 


gens de nationalité française nés en 1947 ainsi 
antérieures, de bien vouloir se 


des classes 
Consulat - 10038 - 110th 
notice individuelle. 


En cas d'empêchement, cette n 


de la loi du 31 mars 1928 
& prie les jeunes 
que les omis 
présenter au 
remplir une 


otice peut-être complétée 


par le représentant légal de l'intéressé. 


Les jeunes gens demeura 


loignée d’Edmonton peuvent 
-ÿ par correspondance. 


Il est précisé que les conscrits en r 
au Canada avant le début des opératio 
en France sont exemptés de service milit 


de paix. 


nt dans une localité trop é- 


Procéder À leur inscription 


ésidence régulière 
ns de recensement 
aire actif en temps 


ARR OP TT TNT SN MA RNA EE Te C8 


Informations Larousse 


I y a 50 ans, Alain-Fournier 
tombait au champs d'honneur 


L'auteur du “Grand Meaulnes”, 
Henri-Alain Fournier, dit Alain Four- 
nier, naquit à La Chapelle d’Angillon 
en 1886. Il porta en lui les rêves non 
seulement de sa génération, mais en- 
core de ses personnages. 

Comme le François du “Grand 
Meaulnes”, il était fils d'’instituteur 
d’un petit bourg du Cher, et l’Epineuil- 
le-Fleurel de son enfance deviendra la 
Sainte-Agathe de son roman. Comme 
Frantz de Gallais dans le “Grand 
Meaulnes”, Alain-Fournier avait eu la 
vocation des voyages, avait songé au 
Borda; puis il était parti pour la pre- 
mière supérieure du lycée Lakanal et 
était passé au journalisme. Il publia 
des essais, entassant dans ses tiroirs 
ces poèmes et ces proses que l’on re- 
cucillera après sa mort sous le titre de 
“Miracles”. Jeux capricieux d’une âme 
adolescente, qui ne se résignera jamais 
à oublier son enfance, ni sa province. 

Elle emplit “le Grand Meaulnes”, 
cette Sologne, avec ses haies et ses 
sentes, l'ombre de 5ses- genévriers, le 
cri de ses courlis. Comme son voisin, 
Jean Giraudoux, Alain Fourier a noté, 
avec un impressionnisme nuancé d’hu- 
mour attendri, les caractères singuliers 
de la vie provinciale, dans ce centre de 
la France. Mais il Jes à vus à travers le 
mirage de d'enfance, transposés dans 
cet univers visionnaire et fantasque 
des écoliers. Alain-Fournier n’est pas 
bien sûre de n'avoir pas rêvé. Ainsi la 
porte fruste du réel s’entrouve, dans 
une lumière lunaire, sur le romanes- 
que, l’hallucination, le monde enchanté. 
Sommes-nous dans le Cher, ou dans 
l'imagerie de quelque livre de prix? 

Meaulnes est l'aventure, le départ, 
l'enfant prodigue de Gide; il est-selon 
l'ouvrage LITTERATURE FRANCAI- 
SE, édité par Larousse - “il est le 
coeur obscur et sauvage que toute 
folie émeut et autour de qui s'organise 
comme de lui-même, un romanesque 
1830: vieux manoirs et vieilles berlines 
roulottes de bohémiens, arrière-plan 
de fête galante ou de fête enfantine, 
de théâtre italien, et jusqu’à un suicide 
d'amour, De même dans le monde des 
sentiments: rien de ce bonheur banal 
qui est celui des autres; mais des sen- 
timents étranges, pubtils, incertain 
d'eux-mêmes dans leur tendre fragilité, 
avec une pointé d'angoisse comme au 
seuil d‘un paradis qu’on a cru voir.” 

Ce romantisme, en vérité, nous é- 
garerait dans le mensonge, nous fe- 
rait oublier la vie réelle, si le poète ne 
savait que ce romantisme est un jeu 
délicat, une noblesse; il y trouve un 
peu plus de force pour vivre et pour 
7 


se résigner. Comme Je souligne l'ou- 
vrage Larousse cité ci-dessus: “Alain- 
F ournier prolonge dans une existence 
d'enfant, Il n'accepte pas ce qui pour- 
d'homme le meilleur d'une existence 
rait être vil. Quand il lit l’Immoraliste 
de Gide, il écrit, à la veille de la 
guerre de 1914: “Il n'y a d'homme 
que celui qui décide de son choix; on 
ne fait quelque chose de bon qu’à ce 
prix. En traçant une allée bien droite 
dans le chemin des hésitations.” 

Son allée, à Jui, le menait tout droit 
à la guerre, Alain-Fournier tomba en 
septembre 1914, aux Hauts-de-Meusc. 


DONNELLY 


Elections chez les DSA 

À la première réunion de l'année 
1964-65 qui se tenait chez Mme An- 
dré Fournier, les Dames de Ste-Anne 
ont réélu le même conseil pour un 
nouveau terme, ce sont: Présidente: 
Mme Cécile Lefebvre, Vice-présidente: 
Mme Zoel Côté; Conscillères: Mme 
Lucien Maisonneuve et Marcel Ca- 
rant avec en plus une conseillère pour 
l'est: Mme Roland Lapointe et pour le 
nord: Mme André Fournier. Sincères 
félicitations. 


Va et vient 
Mme Yvonne Boucher est’ retournée 
à Oakland, Calif. Mile Yvette Beland 
de San Francisco, Calif, a passé quel- 
que temps ici chez sa mère Mme 
Blanche Beland. M. et Mme Henri 
Morin eu Ja visite de leur frère et 
belle-soeur, M. et Mme lrénéc Morin 
de Val-Brillant, Matapédia, Matane, 
PQ. 
Nos malades 
Mlle Luce Arcand en convalescence 
après un accident de Ja route, 
M. J.L. Paquette, au repos, à l'hô- 
pital du S. C. de MecLennan. 
À tous deux nous souhaitons un com- 
plet rétablissement. 


l'action d'assistance morale 

Par téléphone, organisée par l'Eglise 
évangélique, englobe aujourd'hui 18 
villes d'Allemagne et Berlin-Ouest. 
Elle a été fondée en février 1957 à 
Kassel par le Dr Erich Stange, et elle 
s'est très vite étendue aux grandes 
cités. Les problèmes de mariage et 
d'éducation sont les plus posés à cette 
organisation qui, de l'avis de son fon- 
dateur, a conduit à une co-opération 
entre les confessions et à un regain 
d'activité des laïcs dans l'Etat et dans 
l'Eglise. 


oeurs de la Charité 
-de la Providence 


Kings of the Sun 


Adultes ct adolescents 

Américain. 1963. 108 min. Panavi- 
sion. De luxe color. Film d'aventure 
réalisé par J. Lee Thompson avec Yul 
Brynner, George Chakiris et Shirley 
Ann Field, 

La tribu des Mayas, au Mexique est 
attaquée par les hordes du cruel Hunac 
Ceel. Le roi de la tribu meurt durant 
le combat et son fils Balam lui succède. 
Balam prend la mer avec ce qui reste 
de son peuple et aboutit sur Je terri- 
toire du Texas actuel, À peine installés 
dans ce pays, les Mayas sont attaqués 
par le chef, Aigle noir, qui est blessé 
et fait prisonnier, La fiancée de Balam 
le guérit pour qu’il aille vivre chez les 
siens. 

Ce film est une macédoine puérile 
et indigeste de combats et d'aventures 
sentimentales où le mouvement et le 
bruit le disputent à la confusion. 

Appréciation morale: Ce film d’a- 
venture peut être vu par un large 
public. 


Love with the Proper 
Stranger 


Adultes avec réserves: 


Américain, 1963. 105 min. Comé- 
die dramatique réalisée par Robert 
Mulligan avec Natalie Wood, Steve 
McQueen et Herschel Bernardi. 

Un musicien, Rocky, apprend d’une 
jeune vendeuse, Angie, qu'elle attend 
un enfant de lui. Elle lui demande de 
l'aider à se faire avorter. Rocky accep- 
te de faire les démarches nécessaires, 
mais, entre-temps, il apprend à mieux 
connaitre Angie, Angie refuse de for- 
cer Rocky au mariage même si elle 
en est folle. 

Le réalisateur à su insérer dans 


PICARDUILLE 


M. et Mme Nadeau du Québec sont 
en visite au presbytère depuis quel- 
ques semaines, chez leur fils M, l’abbé 
Morin, 

Félicitations à M. et Mme H. Lacky 
(Doreen Borlie) à l’occasion de Ja nais- 
sance d’un petit garçon, et à M. et 
Mme Victor Garon (Lorraine Labbé), 
heureux parents d’une petite fille. 

Mlle Stack, qui a déjà enseigné ici, 
remplacera Mme A. Sabourin pour les 
grades 3 et 4, | 

Maurice Potvin et Wyatt Glebe sont 
partis pour le Collège St-Jean, Emile 
Lambert pour l'Ecole d’agriculture de 
Vermilion, Rose-Marie Deshoux pour 


l'Alberta College, Michel Racine et 


René Riopel pour le petit séminaire de 
St-Paul, 

Mmes Georges Victoor et Normand 
St-Louis enseignent à l’école séparée 
de Westlock, Mile Denise Lambert à 
Vimy. 

Pendant les vacances, Pauline Bou- 
cher à travaillé à la Banque de Mont- 
réal, Pauline French et Yvette Valcourt 
à d'hôpital de Westlock, tandis que 
Fleurette Valcourt travaillait dans un 
magasin de musique à Edmonton. 

M. Noel Nadeau est revenu de la 
Colombie Canadienne où il était à 
l'emploi d’une compagnie de bois de 
sciage. 

Les Quarante-Heures sont remis à 
plus tard à cause de la température 
qui retarde tant nos moissons. 

Mme Doris Richardson, maîtresse de 
postes, nous annonce que la construc- 
tion du nouveau bureau de postes est 
presque terminée, que bientôt elle y 
déménagera. 

M. et Mme R. Cloutier entreront 
dans leur maison neuve la semaine 
prochaine. 

Les nouveaux propriétaies de hôtel 
font de grosses réparations, ils y ajou- 
tent une aile et font du terrassement. 

Mlle Evelyne Provost fait un séjour 
à l'hôpital de Westlock. 


” ELISEZ BILL W. DIACHUK | 


Aux Ecoles Séparées d'Edmonton 


Durant les deux dernières années il vous à Serv 
gt avec empressement comme . .. 


Président du Edmonton Ar 
Education. 


1 fidèlement 


chdiocese Committee on Higher 


. | ; js 
Président du Alberta Catholic School Trustees’ Associa 


tion depuis novembre 1963. 
nt du Canadian Catholic School Trustees de- 
puis le 19 septembre 1964. 


Vice-préside 


Paroissien de St-Basile 


Membre des Chevaliers de Colomb, Conseil 4957 


Vice-président des Lou 
coordinateur à la 


‘St-Michel 
reteaux et Scouts de St ; 
Maison de Retraites Etoiles du Nord, 


son possible pour continuer à 


Il promet de tout faire en See Dore 


; é ion à Edmonton 
aider l'oeuvre de l'éducation à Ed : 


et dans tout le pays. 


e Diachuk 


É È < 
Le 14 octobre 
prochain, votez 


| DIACHUK, Bill W. 


© Annonce insérée par le Comité de Campagn 


LA SURVIVANCE 


Cenéma et culture 


| Films à l'écran 


cette histoire, somme toute conven- 
tionnelle, des touches d’humour et des 
notes d’authencité qui humanisent et 
valorisent les personnages et les situ- 
ations. 

Appréciation morale: L'orientation 
du film est positive. Des réserves s'im- 
posent néanmoins en, raison d’une 
motivation insuffisante du rejet de 
l'avortement. | 


À l’Académie 
Assomption 


Le retour en classe est un temps 
pour renouveler nos amitiés, or c’est 
un temps qui amène de la joie, mais 
aussi un peu de peine. . , parmi les 
“nouvelles.” Pour ces dernières, “Tini- 
tiation”, Je 12 septembre, leur per- 
mettait de se faire des connaissances en 
se soumettant volontairement aux hu- 
miliations imposées par les “anciennes 
omnipotentesY. Pour cette journée, 
notre Académie fut transformée en 
“ville”. Des signaux de “arrêtez”, de 
“cédez” et d’autres indications de la 
route mettaient les nouvelles en garde, 
car nos policiers étaient au aguets et 
une infraction résultait en un appel 
à la “cour du Lion”. En plus les cos- 
tumes originaux et variés des initiées 
contribuaient beaucoup à la gaîté de 
l'occasion. I] s'agissait pour les filles de 
s'habiller en vert pour montrer qu’elles 
étaient “cornichon”. 

Mais il faut se mettre à locuvre 
avec notre Conseil Etudiant qui com- 
prend Marylène Morvan: présidente; 
Linda Drouin, vice-présidente; Lorrai- 
ne Nobert, conseillière de 12e: Eloise 
Pétrin, secrétaire; et Jeannine Ville- 
neuve,  trésorière. Les Présidentes, 
Vice-présidentes, secrétaires-trésorières 
des classes sont respectivement: en 12e 
Alice Lessard, Madeleine Dozois, et 
Joanne Villeneuve; en lle Léane Fo- 
rest, Jacqueline Dubelbeiss et Adrien- 
ne Hébert; en 10e Paulette Loriau, 
Lynne Meunier, ct Madeleine Larose. 
Ce conseil a déjà décidé de mettre 
en marche une vente de tablettes de 
chocolat. Les profits de ce projet nous 
aideront à acheter l'outillage néces- 
saire à nos cours de culture physique, 


Comme cette entreprise a déjà réussi 
dans notre école, nous espérons en- 
core en faire un succès, 

C'est avec une grande douleur que 
nous apprenions, samedi dernier, la 
mort du père de Soeur Madeleine-de- 
Espérance, maîtresse de douxième. 
À notre dévouée maîtresse ainsi quà 
sa famille dans la province de Québec, 
nos sincères condoléances. 

Linda Drouin 
e- L 2 L 2 

Dimanche le 27 septembre, les finis- 
santes 63 -’64 reviennent pour la col- 
lation des diplômes et un dernier au- 
revoir à Jeur Alma Mater. 

Au son des accords harmonieux que 
jouent Miles Henriette Zuidberg et 
Cécile St-Pierre, elles avancent toutes 
resplendissantes, revèêtues de la toge 
et du bérèt blancs et viennent prendre 
les places qui leur sont réservées en 
avant de la salle. 

M. Laurent Beaudoin, principal de 
l'école de Beaumont commenta la fa- 
meuse parole de John F. Kennedy 
“Ask not what. your country can do 
for you but what you can do for your 
country.” Je crois que les filles s’en 
rappelleront toujours, 

C'est en l'honneur des graduées que 
la Chorale a dédié ses premiers chants 
de l’année: “If you Belcive” de Teddy 
Powell et “Marche en avant” de Fran- 
cine Cockenpot. 

Mlle Diane Washuta a reçu le 
trophée Académie pour s'être classée 
première dans les examens du départe- 
ment. À cause de l'absence de Bertha 
Heemskerk qui s'est classée deuxième, 
sa mère se présenta pour recevoir en 
son nom un magnifique volume. Mlle 
Claudette Merkowsky, troisième, re- 
çut un abonnement à une revue fran- 
çaise. Un prix de diction française fut 
décerné à Mlle Diane Richard. Téli- 
citations à toutes! Les demoiselles 
Claudette Merkowsky et Diane Washu- 
ta expriment Jeur sincère reconnaissan- 
ce envers tous ceux qui leur ont aidé 
à compléter leur éducation. Après de 
touchantes notes de remerciements, 
Rév. Soeur Thérèse-des-Chérubins, su- 
périeure et principale de l’Académie 
donne aux finissantes des conseils ap- 
propriés et leur offre ses meilleurs 
voeux. Je sais que les filles n'oublie- 
ront pas vite le gentil mot de Mgr 
Roméo Ketchen, P.D. Il leur rappela 
que “Nous vivons aujourd'hui dans 
un monde troublé. Cependant, il faut 
à ce monde des femmes chrétiennes 
fortes et bien préparées et voilà une 
institution qui les prépare, ces femmes, 
J'Académie de YAssomption.” 

La soirée se termina par l'hymne de 
l'école “Respice Stcllam”. 

C’est vrai que vous êtes partics, 
chères compagnes, mais soyez certaines 
que votre souvenir revit parmi nous. 


Alliance Française d'Edmonton 
Ciné-club 


De nombreux membres nous ont témoigné leur satis- 
faction et aussi leur désir de voir le Ciné-Club continuer ses 
activités. Pour la deuxième année nous renouvelons l’expé- 
rience et remercions ceux qui ont déjà fait parvenir au 
secrétariat leur bulletin d'abonnement pour la saison 1964- 


1965 qui débutera le dimanche 25 octobre. | 
Nous prions instamment les retardataires de 


nous ex- 


pédier sans tarder la formule d'abonnement accomoagnée 


s 
& 


du montant requis (chèque ou mandat postal) à l'adresse 


suivante : 


ALLIANCE FRANCAISE - CINE CLUB 
10530 - 125ème rue, Edmonton. 


Date limite des inscriptions : 15 octobre 1964. 

A titre d'information et sous réserve d’empêchement 
de dernière minute, nous vous donnons un aperçu de quel- 
ques films prévus pour la présente saison : 

MORT OÙ EST TA VICTOIRE, (d’après l’oeuvre du 
grand écrivain Daniel Rops de l’Académie Fran- 
çaise, réalisation de François Truffaut. 

BEBERT ET L'OMNIBUS, réalisation d'Yves Robert 

LE PRESIDENT, mettant en vedette le célèbre Jean 
Gabin, réalisation de Gilles Grangier. 

LA PEAU DOUCE, dernière réalisation de Truffaut 


(1964) 


UN SINGE EN HIVER avec Jean Gabin et J.P.Bel- 
. mundo, réalisation de Henri Verneuil. 


LA VIE À L'ENVERS réalisé par Alain Jessua (1964) 
présenté cette année au Festival de Venise. 


ZAZTIE DANS LE METRO de Louis Malle. 
Les personnes intéressées à jomdre le Ciné-Club peu- 


vent s’adresser : 


au secrétariat de l'Alliance Française 
à La Survivance, 10010-109ème rue. 
POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS, veuillez té- 
léphonez le jour ou le soir à 488-3296. 


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paration adéquate. Il est déjà temps de prévoir 


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ter les sujets suivants avec vous: 

Grains — Semences de céréales — Orge 
à malt — Charbon —— Avoine de choix 
— Chimie agricole — Graines d’hui- 
les: colza et moutarde. 


C'est avec peine que nous apprenions 
Je départ prochain de notre aumônier 
l'abbé R, Sévigny, mais c’est aussi avec 
joie que nous accucillons notre nouvel 
aumônier, l'abbé R. Guimond. 

# * * 


Attention! Attention! Toutes les fille 
de l’école secondaire sont demandées 
à l’auditorium pour le chant d'unité. 
On s'y rend. Mais quoi? pas de soeur 
sur l'estrade, mais qui donc dirigera 
le chant? Surprise! ce sont les filles 
du V.LA. ’64, (Voyage Interprovin- 
cial Albertain) Cette première ren- 
contre, mercredi fut tout un succès. 

+ # + 

“Villa Française” mais qu'est-ce que 
c'est? : 

Est-ce une place de réunion? Cer- 
tainement. 

MAIS strictement pour les canadien- 
nes-françaises et anglaises qui ont un 
penchant vers le parler anglais. Soeur 
Marie-de-Saint-Joseph aime bien a- 
voir de la visite, mais il ne faut pas en 
faire une habitude. 


Madeleine Dozois, XIIe 


un rapport préliminaire 
sur le bilinguisme 


M. Pearson espère que le gouver- 
nement aura un premier rapport sur 
le bilinguisme et le biculturalisme d'ici 
la fin de l’année. 


Page 7 


S1-JOACHIM 


Nous annoncons un grand bingo qui 
aura lieu le dimanche 18 octobre à 
8h. pm. dans la salle paroissiale de 
St-Joachim. 


Ce bingo cest sous les auspices des 
dames de Ste-Anne et comprend vingt 
parties, après toutes les cinq parties il 
ÿ aura une partie gratuite de $5.00. 

Vencz donc encourager notre oeu- 
vre qui est celle des vocations, l’entrée 
est de $1.00 seulement sans autre 
déboursement. , 

Mme Lucia Lord cest en voyage 
d'affaire à Montréal et sa nièce Mlle 
Dorice Racine revient d’une vacance 
en Europe ou elle a visité Paris, Vienne 
etc. 

M. Lucien Gamache est de retour 
d'une vacance à Vancouver. 

M, et Mme C. Beaulac de Détroit 
étaient dernièrement en visite chez 
M. et Mme F. Dubord. Mme Beauale 
est la soeur de Mme Dubord. 

Mme Alice Bachand de Falher ‘est 
en visite chez son fils Georges. 

Mme J. A. Mercier et M. Alfred 
Comeau sont patients à l'hôpital Gé- 
néral. 

Baptême: 

Pierre, Robert, fils de M. et Mme 
Guy Poirier. Parrain M. Gérard Godsoe, 
marraine, Mme Jeannette Poirier, 
grands-parents de l'enfant, 


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Page 5 


Dons pour le Congrès eucharistique 
de Bombay 


Bombay. — Catholiques et non-ca- 
tholiques de plusieurs pays d’Europe 
ont promis de nombreux cadeaux au 
prochain Congrès eucharistique de 
Bombay. 


Pour sa part, le pape Paul VI a re- 


patènes ct des petits crucifix d’autels, 
et une communauté romaine a promis 
d'envoyer un gros globe terrestre à 
l'électricité et qui montre toutes les 
unités ecclésiastiques du monde. 


Pour la procession du Saint-Sacre- 


ment, des religieuses hollandaises ont 
présenté un magnifique dais au Congrès 
tandis que lAutriche fera don d’un 
très bel ostensoir. 


mis 500 chapes et étoles et a déjà fait 
parvenir une quantité suffisante de 
tissu pour la fabrication d'un ensemble 
de vêtements pontificaux assortis à ces 
chapes et étoles. Enfin, des vêtements, de la nour- 
riture, des accessoires de sacristie et 
du matériel photographique viendront 


des Etats-Unis. 


La France a promis 456 bouteilles 
de vin de messe tandis qu’un géné- 
reuse dame d'Argentine enverra 2 mil- 
lions de petites hosties et 20,000 gran- a + 
des hostics qui arriveront à Bombay 
10 jours avant le début du Congrès. 
Le don de l'Allemagne consistera en 
84 ciboires, 400 missels d’autel pour 
autant d’autels portatifs et un “Corpus” 
qui ornera une croix de 7 pieds par 4 
pieds surplombeant le maître-autel. 


Bombay. — La princesse française 
Marie-Thérèse de Bourbon a offert ses 
services au prochain Congrès eucharis- 
tique de Bombay. 

La princesse, qui parle quatre lan- 
gues, séjournera à Bombay durant trois 
mois et aidera à l’organisation du Con- 


D'Italie viendront des calices, des grès. 


RE-ELISEZ 


BILL HMAWRELAK 
comme M AIRE 


GARDEZ EDMONTON SUR LA 
| ___ VOIE DU PROGRES 


BILL HAWRELAK a à son crédit ... 
° De garder ses promesses d'élection 
e Action positive 
+ Della direction saine 


BILL HAWRELAK 


vous offre une apporche d'affaire, au progrès sain et au 
développement progressif d'Edmonton. 

1..Réduction des taxes 
Une conviction sincère que les propriétaires doivent 
avoir une part égale dans les bénéfices étant dérivés de 
la réduction des taxes. 

La réduction des taxes peut être accomplie par une 
moilleure équilibration entre la taxation résidentielle, et 
la taxation commerciale, 

En encourageant plus d'industrie à placer des capitaux 
dans le futur d'Edinonton. 

in réduisant les inventaires. 

En contrôlant fous les budgets des départements civiques. 
En surveillant de plus près les dépenses futiles, et la 
réduction si non l'élimination des déficits d'opération. 

2. Les GRANDES VOIES DE COMMUNICATION 

AMELIOREES 

Un projet immédiat de longue durée, d’un programme 

de rues artérielles, de routes périfériques, de métros 

et de ponts à travers la rivière. 

Un programme de cinq à six ans, pour accomplir ce 

programme à déjà été approuvé. Trois ponts traversant 

la rivière, les interchanges et les grandes voies, sont 
maintenant pogeté pour débuter tôt l’année prochaine. 

DEVELOPPEMENT DE CENTRES CIVIQUES 

Une continuation des développements progressifs, tel 

que prévue du centre de la ville. 

Encourager les entreprises privées à participer dans 

ces développements. 

4. LA RECREATION ET LES PARCS 
La mise en vigueur d’un plan pour le développement 
d'un programme, dans toute la ville, pour les parcs et 
les récréations. 

La priorité sera donnée au développement de la vallée 
de Ja rivière. 

5. AUGMENTATION DES REVENUS 
En placant tous les services de la ville sur une base 
payante, où la réduction des frais d'opération. 

6. RENOUVELLEMENT URBAIN 
Prendre des mesures immédiates pour déterminer, en 
coopération avec le Gouvernement Provincial, le meilleur 
champ d'action, résultant des études faites sur le re- 
nouvellement urbain. 

7. L'AEROPORT MUNICIPAL 
Continuer de faire des recommandations pour l'usage 
plus avantageux et les meilleurs bénéfices, devant être 
fait dans les environs de l’aeroport Municipal. 

8. DIVISION DE LA VILLE 

Completer la partie inachevée de la division de la ville. 

CENTENAIRE NATIONAÏT, 

Développer un plan final pour la participation d’Ed- 

monton anx célébrations du Centenaire national. 

10. PARTICIPATION DES LEAGUES COMMUNALES 
Encourager le plus grand intérêt et le plus grand sup- 
port envers les organisations volontaires dans le dévelop- 
pement des programmes pour la jeunesse ct solliciter 
l'usage des facilités des écoles pour cet usage. 

11. TRAITER AVEC LES ARRANGEMENTS SUR LA 

FRANCHISE DU GAZ 

Traiter avec efficacité et sagesse sur les rapports qui 
sont en conrs d'être préparés par des consultenrs sur 
Fapplication pour le renouvellement de la franchise du 
gaz en 1965. 

12. ASSISTER À LA PREPARATION D'UN PLAN PLUS 
COMPLET DES ACTIVITES POUR LE COMITE DES 
ARCHIVES 

13. L'ESPRIT D'EDMONTON 
Continuer de bâtir un climat d'affaire sain et progressif, 
dans une ville prospère afin que tout les citoyens bé- 


néficient des nouvelles possessions. 
VOTEZ 


[ HAWRELAK, Wiiam | y 


HOMME D'AFFAIRES 


wo 


s 


pour maire 


MERCREDI LE 14 OCTOBRE 
Ré-élisez l'homme qui a prouvé qu'il pouvait être un 
chef dans l'administration civique. 
Publiée par le Comité de Hawrelak pour Maire 


LA SURVIVANCE 


Au fil des heures et des jours 


mercredi, 30 septembre 


l'Occident et la Russie n'aiment pas la rumeur que la Chine rouge 


aie sa propre bombe nucléaire très bientôt — le Canada ouvrira 


deux nouveaux consulats en France: Bordeaux et Marseille — les 
provinces maritimes étudient leurs problèmes communs et la possi- 
bilité de leur fusion en une province — les Soeur de Meclennan 
agrandiront leur hôpital — en Grèce, on semble vouloir éloigner 
la Reine-Mère qui aurait trop d'influence sur Constantin XIIL et 
sur Ja politique du gouvernement — le prince Andrew, avec ses 4 
ans, va commencer bientôt l’école enfantine — 


jeudi, 1er octobre 


sur la côte orientale des E.-U. 60,000 débardeurs entrent en grève — 
la Chine rouge a 15 ans aujourd’hui — Roblin, du Manitoba, se fait 
le champion du Québec qui a le droit d’être différent — une femme 
d'Edmonton, 82 ans et 7 enfants, a battu sa fillette de 9 ans qui en 


_ mourut: 12 ans de prison — Russie envoie des armes à l'Indonésie 


et en promet aux cypriots-grecs — 5 pompiers tués et 13 blessés à 
Boston — Hal Banks, qui aurait dû paraître en cour il y a plus d’un 
mois, aurait été à vu à Brooklyn, N.Y. — 


vendredi, 2 octobre 


Hilda, le plus furieux des ouragans de la saison, se dirige vers la 
Louisiane, par milliers les gens quittent leurs demeures sur la côte 
atlantique — le premier officier albertain de la Société du Cancer 
traduit en cour pour détournement de fonds — une américaine écra- 
sée à mort par une femme qui tombe d’une tour de Notre-Dame de 
Paris (225 pieds) — démonstrations à Belfast, en faveur de la réu- 
nion de l’Irlande du Nord à la République d'Irlande — 


samedi, 3 octobre 


Ial Banks est sommé de paraître en cour d'ici deux semaines — un 
avion français s'écrase en Espagne, 80 morts — les débardeurs de 
l'Est américain retournent au travail après une journée de grève — 
Hilda fait quelques morts en Louisiane, mais d'immenses dégâts — 


dimanche, 4 octobre 


Hilda s'éloiene de la Louisiane où elle a fait 86 morts — la Reine 
dine chez M. Chevrier, haut commissaire canadien à Londres — à 
Lamont, une fillette de 3 ans, sourde et muctte est retrouvée après 
22 heures d'absence — l'Alberta connait 5 morts sur la route en fin 
de semaine — 57 personnes passent le mur de la honte (Berlin) grâce 
à un tunnel que la police a malheureusement découvert — 


lundi, 5 octobre 


le général des Jésuites meurt à Rome, 74 ans — un vol de carabines à 
Québec inquiète la force policière — les procureurs généraux des 10 
provinces étudient, avec le ministre de la justice, le rapatriement 
de la Constitution — pour la première fois, les ‘18 ans’ voteront 
pour des élections partielles au Québec — la Reine met le pied sur 
le sol canadien à 1.84 p.m. — au Caire, 56 pays non alignés (afro- 
asiatiques, tiers-onde) ouvrent leur 2e conférence — le Concile invite 
tous les catholiques à travailler pour l'unité chrétienne, et recon- 
nait qu'il y a eu des torts des 2 côtés en ce qui concerne les divisions 
des chrétiens — 


mardi, 6 octobre 


durant la visite de De Gaulle en Argentine, deux mauifestations 


péronistes — la Conférence des pays non-alignés, au Caire, ne veut. 


pas de la présence de Tshombe — après les élections partielles d'hier, 
voie Ja force des partis à la législature: libéral 64, union nationale 
30, indépendant 1 — on enregistre des secousses sismiques en l'urquie 
— Mme Johnson entreprend la visite de 8 états sudistes en faveur de 
la candidature de son mari — 


le tunnel sous la Manche, enfin? 


La Grande-Bretagne ne restera peut- 
être pas longtemps une île. Le mois, 
dernier, on a mis la première main au 
tunnel sous la Manche qui a fait l’objet 
de tant de discussions. On a en effet 
commencé l'étude géologique de la 
Manche pour déterminer da ligne exac- 
te que le tunnel suivra et pour déci- 
der également si on le réalisera au 
moyen du forage ou bien du dragage. 
Cette étude prendra environ un an et 
elle coûtera environ cinq millions de 
dollars. Le Groupe d'étude du tunnel 
sous la Manche, qui a commandé cette 
étude, constitue une entreprise privée 
conjointe, américaine, anglaise et fran- 
çaise, agissant de concert avec les gou- 
vernements français et anglais. 


On a commencé à parler du tunnel 
sous la Manche il y a plus de 160 ans, 
alors que des ingénieurs de Napoléon 
traçaient un plan circonstancié dès 
1802, année de bref ralentissement des 
guerres napoléoniennes. On ne doit pas 
s'étonner que le gouvernement anglais 
de l’époque ait rejeté cette idée. 

Cinquante années passèrent avant 
qu’on reprenne d'examen du projet. 
Puis, en 1869, les gouvernements fran- 
çais et anglais accordaient leur sanction 
à l’entreprise. On réunit des fonds et 
on fixa le début des travaux à 1870, 


mais Ja guerre franco-allemande écla- 
tait cette année-là et le tunnel re- 
tomba dans l'ombre pour une autre 
décennie. 


Les travaux commençaient vraiment 
en 1881. On creusa des puits à Dou- 
vres et à Sangatte, et environ un mille 
du tunnel de chaque côté de la Man- 
che. Mais J'opinion publique anglaise 
commença alors à s'opposer au projet: 
on parlait de la route facile que le tun- 
nel fournirait en vue d’une invasion à 
partir du continent européen. L’hosti- 
lité s’éleva au point qu’une foule dé- 
chaînée se porta à l'assaut du siège 
social de la Compagnie du tunnel sous 
Ja Manche en 1882. L'année suivante, 
les travaux cessaient, d'ordre du gou- 
vernement anglais. 


Le projet resta en veilleuse par la 
suite. Mais les temps ont tellement 
changé que la plupart des arguments 
en faveur du maintien de la Manche, 
en tant que moyen de défense contre 
les envahisseurs, tombe en désuétude. 
La Manche isole l'Angleterre du reste 
de l’Europe au lieu de la protéger et, 
aujourd’hui, l'Angleterre et le continent 
européen bénéficieraient tous deux du 
lien commode que fournirait le tunnel 
sous Ja Manche. 


PRUDHAM 
COMME 


MAIRE 


No. 46 
nn 


OYEZ!T OYEZ:! 


Mesdames et Messieur: 


tous les mardis soirs 
Films français à la Bibliothèque mu- 
nicipale. 


» - LL 


16 et 17 octobre 
Rigoletto de Verdi, à l'Auditorium 
du Jubilé, sous la direction de Jean 
Létourneau. Vedettes: 
Rigoletto, Napoléon Bisson. 
Gilda, Cécile Vallée 
Duc, Pierre Duval 
Sparafucile, Lucien Lorieau 
Comte Ceprano, Aimé Déry. 
+ # * 
dimanche, 18 octobre, 8 pm. 
À léglise St-Joachim, bingo des 
Dames de Ste-Anne en faveur des 
vocations. 


* L. + 


. mardi, 20 octobre, 8 p.m. 
Conférence de M. Séraphin Marion, 
d'Ottawa, sur “nos raisons d'espérer”, 
A l'Académie Assomption. 


s L 2 - 
mardi, 27 octobre, 8 p.m. 
Aux Gardens, concert des petits 
chanteurs de Boys’ Town, Nebraska. 


GEORGE PRUDHAM REORGANISERA LE CONSEIL DE VILLE DE 
FACON À REMETTRE LES DECISIONS ENTRE LES MAINS DES 


RESPONSABLES. 


En instituant une politique de direction ferme définie et à date provenant 
du Maire et du- Conseil, les employés civils pourront résondre les nom- 


breux problèmes qui confrontent la Ville d'Edmonton. 


PRUDHAAM, George 


Autorisée par le Comité de Campagne Prudham 


| X 


—Chacun à ses peines: roi, berger, 
chiens et moutons. 
Voltaire 
+ # # 
—La cloche qui chante a passé par 
le feu. ; 
René Bazin 
# + + 
—L’'épreuve est l’occasion offerte à 
un être libre de se sacrifier au devoir 
ou de sacrifier le devoir à soi-même. 
P. Lacordaire, o.p. 


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